6.7.08

the summer playlist 2008

Il y a peu de temps, mon emminent homologue raton "l'otaque" me demandait mes 7 musiques du moment.

J'ai lachement profité du fait qu'il n'était pas bien dispo ces jours-ci (entre la JE et les tribulations de VLP, il avait déjà les mains bien prises) pour repousser cet exercise le plus possible. Procrastination? Non non, en fait pour ne choisir que 7 des musiques qui me font vibrer en ce moment ça vallait bien un peu de reflexion. Quel dilemne...



Voici donc ma playlist - elle est éventuellement à jouer dans l'ordre mais sans que ce soit particulièrement un ordre de préférence - enjoy! :)

electronica : Aphex Twin - blue CalX





electronica : Boards of Canada - base free




dubstep : dj Distance - fallen





ragga jungle : TopCat - bunn the sensi





hip-hop : Rob Swift - musica negra





hip-hop : dj Noize - live @ Valby





reggae : Collie Buddz - come around



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11.5.08

nuits sonores 2008 : bilan

On va encore dire que je fais mon vieux et mon blasé mais apart Jeff Mills que j’ai failli aller voir «for old time’s sake», Einsturzende neubauten que je vais regretter d’avoir loupé et sans doute des trucs organisés dans de petits lieux que j’avoue avoir complètement oublié de regarder correctement, il n’y avait réellement que trois choses qui me motivaient pour cette cuvée 2008 des nuits sonores :

Prefuse73 jouait à l’opéra de Lyon ce jeudi 8 mai et lors de la nuit 3 du vendredi 9 mai, sur la scène 3 il y aura deux temps forts : un mix de dj.Krush et un live d’Anti Pop Consortium (il y avait bien aussi dj.Food & DK mais ils passaient un peu tard^^).

Première mauvaise surprise : Prefuse73 se passait bien à l’opéra mais dans une salle appelée l’amphithéâtre (que je suis naïf ; quand je pense que je me voyais réellement dans la grande salle). Petite salle très intimiste donc mais à l’acoustique inadaptée à ce registre, l’amphithéâtre est une salle assez étrange où le premier rang des « gradins » en arc de cercle met le spectateur à seulement quelques mètres de l’artiste et à son niveau. Une des motivations pour aller voir Prefuse73 (outre le plaisir réel éprouvé durant les nombreuses écoutes de leurs albums) était qu’ après une courte carrière, c’est leur dernière tournée ; le groupe se dissout.
Deuxième mauvaise surprise : en plus du moog assez caractéristique de leur son, sur scène il y a une guitare électrique et une batterie 
Alors certains diront « oui mais non, la fusion a du bon blabla » - certes, certains groupes gèrent bien cela et ça sonne plutôt pas mal mais quand on s’attend à de l’electronica de pointe, minimaliste et très électro justement, c’est un peu la soupe à la grimace.

Note perso : je ne reviendrais pas volontairement sur mon immense déception devant Battles qui m’a tout simplement cassé les oreilles à faire le groupe rock de djeun’s… bref

Pour revenir à Prefuse73, nous étions assis sur le côté, presqu’à porté de main de la table sur laquelle se trouvait le moog ; nous étions également à quelques mètres de plus du monstrueux retour de la gratte. Heureusement que j’avais les bouchons antibruit sinon j’aurais été contraint moi-aussi de m’éloigner très vite pour supporter le volume les doigts dans les oreilles… En plus, le son était particulièrement mal mixé avec une batterie omniprésente et bien trop « claquante », la guitare était carrément hors-sujet et toute la trame était sagement débitée par un mac (encore un ! c’est la mode ou bien?).
Tout le monde est resté impassible (déjà que ça n’a pas pour vocation d’être particulièrement dansant) et nous étions plutôt soulagés que ça se finisse après leur rappel-impro qui était en trop. Non, on ne les rappellera pas une deuxième fois.



La nuit 3 nous réservera de bien bonnes surprises par contre. Le lieu est l’ancienne usine SLI à Vaise - personne ne connaissait ce lieu et pour cause : ce sera manifestement la première et dernière fois que ce site aura cette fonction car il serait voué à une destruction imminente. Cette usine est un décor assez idéal pour une manifestation bien trash. On se croirait presque dans une bonne vieille rave oldschool. Mais c’était sans compter la prog qui reste pour moi une énigme qui me ferait rire si j’avais de l’humour.

Petit aperçu dans le désordre :

La scène 2 est un concert punk-métal ; s’approcher à 10m de l’entrée me donnait des nausées. Hors sujet ? Rien à voir ouais. Rien.

La scène 1 est un long pingpong entre un des maitres (Mister Garnier himself) et …le Sarkozy du mix, qui à mon grand désespoir est dans les petits papiers des organisateurs qui nous l’infligent chaque année. Rien que le citer me fait mal. Je n’ai même pas supporté de visiter la salle tellement ça me désole.

Dans la « cour », c’est bien petit pour les milliers de touristes en état d’ébriété et les djs qui se suivent dans le container en face de la grande salle avaient un peu de mal au début à se faire entendre. Mais musicalement, ce seront sans doute eux les plus cohérents avec le sujet – ils joueront techno, tribal et minimal toute la nuit et c’était vraiment pas mal. Il faisait beau et la température était très agréable (au moins 10° de moins que dans les salles). Ils avaient une bonne grosse foule dense devant eux et c’était bonne ambiance ; ça dansait partout. Bon esprit grâce à malgré l’état général des participants (qui ont tous attaqué bien tôt apparemment). Les bars sont pris d’assaut et bientôt on marche sur un tapis de gobelets en plastique – ça envois du lourd à tous les niveaux.

Nous étions venus pour la scène 3 et il faut dire qu’après une arrivée chaotique (la queue était un bordel sans nom à la limite du dangereux) on a eu à peine le temps de se regrouper à l’entrée que l’on filait pour voir Krush qui jouait vers minuit. Krush est apart, on l’adore depuis longtemps et il fait partie de la liste de ceux que l’on n’a toujours pas vus. C’est un dj japonais, il est un des inventeurs de l’abstract hiphop et du triphop ; son set est énorme. La salle est pleine à caquer et il fait 2000°C. Son son est très lourd, très clair ; il mêle hiphop et jazz, 2step et electronica. Son son est unique. Moment de grâce. La soirée commence fort (trop ?).

Je vous épargne le récit de nos déambulations et de nos stops au bar pour passer directement à anti-pop consortium. Leur live est assez déstabilisant, ils sont plusieurs sur scène (4 dont 2 MC?) et passent d’un hiphop oldschool hyper lourd avec des subs qui te filent la chair de poule (véridique) à un rap particulièrement abstrait sur des rythmiques complètement déstructurées – très difficile à suivre à vrai dire. Mais ils sont très bons, enchainant morceaux de leurs albums, impros et compos « à venir » (ils n’ont pas manqué de faire la promo de leur album^^) ; ils interpellent la foule et ça marche. Le public en redemande.

On ne traine pas après ça, maintenant on est vieux alors on rentre tôt – ‘faut pas déconner non plus. Blague apart il est tard et il faudra bien la journée du lendemain pour se remettre. Il est l’heure de rentrer tant que c’est encore raisonnable. Nos oreilles ont déjà bien reçus malgré les bouchons antibruit.

On a passé une excellente soirée et la seule chose que j’ai réellement regretté, c’est d’avoir dû laisser deux amis dehors qui n’avaient malheureusement pas pris de préventes. On le saura pour l’avenir : désormais il est obligatoire de se munir de places à l’avance si on veut rentrer aux nuits sonores.

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1.5.08

que reste-t-il quand la musique s'arrête ?

Venetian Snares à 10€ au Grrnd zero / Rail Théatre c'est roots et c'est vraiment un bon plan; les dreads sont de sortie avec leur copains les punkàchiens (qui ont eu le bon gout de laisser les toutous à la maison), la bière est à 2€ et les basses "maison" te collent au mur. Bienvenu au Rail Théatre, ici on est chez les rugueux.



Il y a du monde, c'est blindé. Je suis même très surpris qu'une prog comme ça puisse intéresser autant de monde. Le son est gras; la soirée est sous le signe du breakcore et du dubstep. Soirée subs donc.

nota : Les Bouchons anti-bruit stoppent les aigus et les mediums en particulier, les subs te mettent tout le corps en résonance - les oreilles n'y sont pour rien :)

Un premier live à 4 (!) laisse un peu indifférent au delà de l'amusant exploit d'avoir collé 4 macs synchros ensemble et d'avoir laissé ces 4 gars danser autour... Le duo suivant est déjà beaucoup plus motivant; les premiers morceaux étaient plutot pas mauvais du tout avec une atmosphère vraiment forte. Cela dit, il y a eu un tournant brutal au cours de leur prestation : tout d'un coup ils ont commis un remix un peu chicagohouse de "Jack's House" (Mr. Fingers) qui était salement hors sujet et ensuite ils ont eu bien du mal à mon gout à tenir le rythme - les problèmes techniques se sont alors enchainés terminant en un joyeux coup de colère qui a dégénéré en bagarre entre les deux gars à moitié en dehors de la scène... du jamais vu O_o

Ensuite vient le chevelu pour qui on avait payé. On le reconnait de suite. Le canadien a l'air en forme, ça va cogner.

nota : Venetian Snares n'a PAS fait un live - il a mixé des CD de ses morceaux. En soi, pourquoi pas finalement (d'autant qu'il mixe plutôt bien le bougre) mais quand on s'attend à un live on est forcément un peu déçu. Et pourtant, aujourd'hui un live c'est un mec derrière un mac, stoïque et passif ou au contraire en sueur et gesticulant comme un cramé, on ne sait pas trop ce qu'il fout; d'ailleurs il pourrait être en train de lire ses mails en se contenant de jouer un truc pré-enregistré sans y toucher... mais je suis mauvaise langue, rappelons-nous de l'exemplaire implication d'exceptions comme drumcorps (je sais, je me répète mais il est impressionant le gars) :



Revenons à nos moutons : Venetian Snares n'est pas venu pour bricoler, d'ailleurs il donne le ton d'entrée en faisant taper comme un sourd dès le premier disque - ça annonce la couleur. Le tempo est élevé.

Je pensais etre venu voir un live de drill'n'bass et je me retrouve à écouter un mix tabasse ! Surprise. C'est assez amusant d'ailleurs parceque je me suis vite rendu compte qu'il n'y avait rien de nouveau sous le soleil : le son de son mix aurait pu etre joué par radiobomb (très brillant et méconnu précurseur du mariage du breakbeat et du hardcore), liza'n'eliaz ou meme lennyD il y a 10/15 ans. On sent l'omniprésence d'influences de DjHellfish & Producer et de labels comme industrial strength. On est bien loin de Aphex Twin et de Squarepusher (à ma grande surprise et... déception, je dois le reconnaitre).

Je me serais cru dans une rave hardcore des années '90; pas étonnant qu'il y a du public de freeparty au Rail théâtre ce soir; les plus connaisseurs d'entre eux ayant eu vent de cette affiche.

J'ai passé une bonne soirée quand même mais je n'avais pas imaginé ça comme ça ^^
D'autant que j'étais avec lény, mon binôme de choc et que la bière coulait à flots. Je conseillerais malgré tout de bien séparer ce que VN fait en live (mix?) et ses disques - sa prod est bien plus fine, bien plus travaillée, beaucoup moins bourrin oserais-je dire.

..mais quand même; c'était une soirée pas comme les autres.
J'aurais vraiment regretté d'avoir loupé ça.

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26.9.07

old school dope : Q-Bert



...c'est histoire de remettre les pendules à l'heure parcequ'après avoir vu ça et ça, j'étais un peu tendu. Et puis tiens, pendant qu'on y est, mangez un peu de ça aussi pour la route - c'est autre chose que ces sales mioches.

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31.1.07

play more music



...ça fait longtemps qu'on n'a pas fait prendre l'air aux platines.
quand est-ce qu'on fait une teuf ?

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