23.11.08

tourisme alimentaire et achats compulsifs (le retour)

le récit de notre aventure japonaise avec Teavae est un peu difficile à raconter. Cette fois-ci, peu ou pas de visites (surtout comparé à nos précédants périples); le but était d'aller voir nos amis et de promener la puce.



Comme prévu, le temps était à peu près équivalent à ici avec quelques gouttes de pluie en moins et quelques degrés de plus mais le ciel gris nous a accompagné les 5 jours... mais ce n'était pas bien grave même si les photos sont moins jolies à l'arrivée.

Comme à chaque fois, l'accueil de nos japonais fut des plus chaleureuse. Quel bonheur de tous les revoir! Ils nous ont couverts de cadeaux et trimballé de bonnes adresses en bonnes adresses; bouffe, shopping, bouffe... de quoi largement satisfaire ma soif de geekeries (merci Saku de m'avoir fait découvrir ce centre commercial de figurines à Nakano) et de quoi calmer les envies de vaisselle de mme (Asakusa est un quartier où viennent se servir tous les professionnels de la table, ça donne le tournis) ^^



Le plus dur arrive bien sur au moment de partir et la veille du départ le casse-tête pour tout caser dans les valoches est de taille. Entre les achats et les cadeaux, nos valises délestées des cadeaux que nous leur avions amené n'avaient pas libéré assez de place pour tout caser sans faire des concessions inquiétantes (mettre de la vaisselle en soute est déjà périlleux mais sans la protection adéquate pour la sécuriser faute de place c'est carrément dangereux si on n'aime pas les assiettes en kit fournies sans la colle pour les assembler) :



La démographie japonaise est en chute libre, il est presque rare de voir des enfants en bas age dans les rues de Tokyo. Il y a d'ailleurs peu d'infrastructures prévues pour faciliter le déplacement des poussettes (oui, on a emmené le tank avec nous!) - autant, des marquages à relief jalonnent le sol des rues pour les aveugles (très rares aussi), autant être en chaise roulante à tokyo ne doit pas être chose facile, surtout dans le métro qui manque cruellement d'ascenseurs. Mais je m'égare. Tout ça pour dire que les japonais doivent rarement voir des bébés occidentaux donc un phénomène que nous n'avions pas anticipé s'est produit pendant notre séjour : les japonais d'habitude si réservés se sont montrés d'une extreme curiosité et d'une gentillesse très avenante pour ma fille; nous avons entendu des "kawaii!" chaleureux tout au long de nos journées de la part d'inconnus de tous ages et de tous bords qui sont venus voir et nous féliciter pour notre petite qui pour l'occasion était plutôt souriante et contente d'être là. Je ne parle pas de nos amis bien sur qui ont été extras avec elle mais bien des badauds que nous croisions dans les rues de Shibuya à ginza et dans les avions.

L'avion a été une expérience amusante pour la petite qui s'est montrée tout à fait apte à bien se tenir malgré d'occasionnels secousses et des voyages un peu longs (16h au retour!). Malgré ses dents qui la font souffrir surtout le soir, elle n'a pas cassé les couilles à tout l'avion à pleurer tout le long du vol. Merci. Elle s'est contenté de dormir et de gazouiller quand elle était sollicitée. Trop cool.
[la minute du docteur fatfish]
A ce propos, avis aux jeunes parents qui se poseraient la question, les pédiatres et spécialistes des bébés tiennent tous le même discours quand on les interroge sur le fait de faire prendre l'avion a une petite de 4 mois : il n'y a aucune contre-indication apart le fait que lors des atterrissages et des décolages elle doit pouvoir déglutir pour compenser les différences de pression. Les adultes, naturellement, avalent de leur salive pour compenser les oreilles qui se manifestent en altitude (ou en plongée) mais les bébés n'ont pas ce réflexe. Il faut simplement qu'ils soient en train de manger ou de sucer une tétine à ces moments là.
[/la minute du docteur fatfish]



Seul point noir du périple : nos bagages se sont égarés à l'aller et il a fallu plusieurs jours pour se les faire livrer ! Mademoiselle a donc dû dormir avec nous dans le lit les premières nuits et on a dû se résoudre à l'utilisation d'un porte bébé pour tous nos premiers déplacements. Elle l'a assez bien vécu mais c'est surtout dû à la présence d'esprit de mme qui a chargé nos bagages à main "au cas où". Leçon à retenir : si vous partez en vacances quelquepart, ne mettez pas tout dans vos bagages. C'est pénible à trimballer mais privilégiez de quoi vous changer, vous laver les dents et le nécessaire vital dans un bagage cabine pour ne pas vous retrouver dans une galère à devoir tout racheter sur place en attendant vos précieux bagages en cas de retard/perte/vol. Mmme avait même calé la baignoire gonflable de la miss dans nos bagages cabine alors on a pu s'organier pas mal les premiers jours malgré tout. A retenir donc...

Cette fois-ci je n'ai pas été à Akihabara (pas trop de sous à dépenser en conneries alors il valait mieux pour rester raisonable vu le taux de change du yen qui nous est un peu défavorable en ce moment) et nous ne sommes pas allés à Yoyogi park ou sur le pont des cos-playeuses le dimanche comme on le fait habituellement mais on a bien trainé à Shibuya et Omote Sando est toujours un endroit culte de shopping pour nous avec l'incontournable stop à kiddyland - je voulais couvrir ma puce de cadeaux :)

On a par contre tenu à aller dans un lieu de culte shinto pour faire un voeu pour ma fille Emma. en effet, les choses sont parfois bien faites : d'après wikipédia, Un ema (絵馬) est une plaque en bois contenant des prières ou des vœux que l'on trouve dans les temples shintô au Japon. La coincidence était trop belle pour la laisser filer...



En tout cas pour un test c'était très concluant. Pour le moment se déplacer avec la petite est possible. Plus compliqué qu'avant certes mais très faisable.

Message for our japanese friends : arigatou gozaimasu for your warm welcome (as always). you make as feel like family. Please come to France if you can. You will always be welcome. On vous embrasse tous très très fort !

Vivement qu'on y retourne !
++

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8.4.07

Tokyo - part.2 (day#3)

Le dimanche à tokyo, il y a un rendez-vous immanquable : sur le pont de Harajuku, les cosplay se donnent rendez-vous.
Mais pour l’instant, nous avons rendez-vous avec Yuki et Kaori à Ginza. Elle a une jolie librairie a nous montrer (je cherche un bouquin sur les mon, madame veut ramener des livres sur la déco et l’agencement des maisons japonaises, fabrice souhaite trouver un ouvrage sur l’œuvre du célèbre peintre Utamaro Kitagawa). Nous trouverons chacun notre bonheur. Bonne adresse (juste à quelques mètres de l’Applestore sur le même trottoir du Chuo-Dori).

Manque de bol, aujourd’hui il pleut. La pluie n’est pas très virulente mais il fait bien gris et les averses légères mais nombreuses. Nous étions prévenus car nous avions bien suivi la météo mais le super hanami pic-nic avec tout le monde que Yuki envisageait a dû être annulé et c’est bien dommage. Nous ne sommes pas très bien équipés pour la pluie : pas de parapluies, à peine un chapeau et une veste pas imperméable ; mes chaussures vont déguster. En fait, elles vont devenir sonores ces garces : à chaque fois que je mets le talon droit au sol, ma basket maudite va désormais émettre un couinement agaçant. Elle fera ce bruit-là jusqu’à la fin du séjour. Je ferais un très mauvais ninja maintenant que j’ai perdu ma skill « furtif ».
Merci emerica :(

Il est temps d’aller déjeuner et boire un coup. Pendant le repas, on se rendra vite compte que la communication avec Kaori est un peu plus difficile – elle apprend et fait beaucoup d’efforts mais se faire comprendre n’est pas toujours évident. Elle a avec elle un petit livre avec des phrases toutes faites français-anglais-japonais ; on trouve toujours une solution et elle est adorable. Yuki devra retourner bosser cet après-midi là mais Kaori tient à rester avec nous pour nous servir de guide tout l’après-midi.
Revenons un instant si vous le voulez bien sur ce petit livre français-anglais-japonais. En le feuilletant, nous sommes tombé sur des horreurs ! Ce livre a été fait par les japonais, pour les japonais qui désirent de rendre en France et en Europe, que ce soit pour un voyage ou pour du boulot… Les japonais sont désormais conscients que l’Europe est un endroit bien différentet qu’ils sont peut-être mal préparés pour s’y rendre mais le livre met surtout en garde contre l’insécurité, jugez plutôt :



Nous restons choqués face au "Ne me tuez pas" perdu au milieu d’une longue série de phrases à sortir en cas d’agression genre "prenez mon argent", "ne nous faites pas de mal"... La section se situe au début du manuel.
La honte suprême pour nous occidentaux_ :(

Kaori et Sakku, son compagnon, font tout pour venir en France en automne prochain. Ils sont tous les deux pâtissiers et la France est pour eux une destination privilégiée pour venir parfaire leur art pendant au moins un an. Ils sont tous les deux bien jeunes, trop gentils et très japonais : j’espère que tout se passera bien pour eux et qu’ils n’auront jamais a employer ces phrases face à un groupe de pauvre racailles du 9-3… lorsqu’ils seront en France, je ferais tout pour aller leur rendre visite à Paris pour leur présenter des amis et je les inviterais à Lyon pour qu’ils découvrent nos pâtisseries. J’essayerais de leur apporter ne serait-ce qu’un tout petit peu de l’immense hospitalité dont ils ont fait preuve à notre égard tout au long de notre séjour. Ils nous ont démontré le célèbre adage qui dit que les amis de nos amis sont amis.
Après une longue balade dans Tokyo, nos pas nous ramènent à harajuku. Il ne pleut presque plus depuis déjà un bon moment. Je me presse, un peu inquiet, pour voir si les cosplay sont là : ouf ! il y a plusieurs attroupements dès la sortie de la gare.
La jeunesse japonaise s’affiche, les plus excessifs (dont des moins jeunes) ne manquent pas le dimanche à yoyogi park ; les rockers, les danseurs, les groupes, les excentriques, les jongleurs et surtout les cos-plays… tout le monde est là. Il est difficile vu de l’extérieur de trop s’y retrouver dans la symbolique des codes vestimentaires mais on verra à de nombreuses reprises quelques styles en particulier s’affirmer lors de notre passage au Japon. Les maids sont partout, de même que les gothic-lolitas et les Visual Kei... je ne saurais déterminer les autres tendances avec exactitude. Il y a étrangement cette année quelques connasses occidentales en costumes aussi et elles ont l’air parfaitement ridicules.
Il y a aussi un groupe dans un coin qui porte des panneaux « free hugs » comme dans la désormais célèbre campagne qui a fait le tour du net…





C’est un peu comme un zoo. Les cosplays sont posés là sur le pont et ils/elles se font volontiers prendre en photo par les touristes amusés. Nos amis japonais avec qui nous en parlons ne comprennent pas que cela nous amuse autant d’aller voir les cosplays. J’ai cru comprendre qu’ils ne les aimaient pas particulièrement d’ailleurs. Je crois qu’ils avaient presque un peu honte de ce côté-là de la jeunesse japonaise en laquelle ils ne se reconnaissent pas du tout.





Il faut rentrer un peu dans le parc pour vraiment commencer à voir de l’animation : les groupes se posent les uns à côté des autres le long des allées et jouent tous en même temps à celui qui met le plus fort – c’est vite la cacophonie mais les badauds s’arrêtent pour les écouter et sont en général bon public : applaudissements et tout pour féliciter la chorégraphie souvent très passionnée des musicos, il y a du monde malgré le temps instable et l’ambiance est familiale et détendue.



Mes préférés sont les rockers ! Ils sont en plein trip elvis/rockabilly : je les avais déjà vus la dernière fois et vraiment ils sont au top avec des bananes parfaites et des cuirs plus vrais que les panoplies des Hells Angels eux-mêmes. Et ils dansent… c’est énorme!



On traîne un peu et puis on rentre à Shibuya à pied pour aller à l’hôtel pour se changer : ce soir on est invités à manger chez la famille de Setsuko, la sœur de Yuki (qui, à ce propos, est en fait le diminutif de Yukiko).
Setsuko, Naoki (son très sympathique mari) et Mana (sa magnifique petite fille de 2 ans+) nous accueillent donc en début de soirée chez eux en compagnie de Soichiro, Yuki, Michina, Kaori, Muchan et Makika (Sakku travaille jusqu’à minuit et Machiko est encore souffrante malheureusement). On a une heure et demie de retard, c’est un peu la honte avec du recul…



Nous passerons une soirée mémorable : on a été reçus comme des rois. En plus, Naoki est fin cuisinier : le repas était fabuleux, c’était vraiment un grand moment. Il a fait des tonnes de nourriture pour nous faire goûter plein de saveurs différentes (je crois que, entre autres, le bœuf que j’ai mangé ce soir-là était bien un des meilleurs que j’ai eu le plaisir de goûter de toute ma carrière de carnivore). Les plats n'ont pas arrêté de défiler et Setsuko a passé la soirée à remplir nos verres dès qu’ils se vidaient.



On a tous picolé encore jusqu’à bien tard (on ne voit pas le temps passer en si bonne compagnie et on en oublie que les gens travaillent le lendemain – steu question ! on est en vacances nous…) puis nous décidâmes de prendre un taxi et de rentrer à l’hôtel pour dormir un peu.
Les derniers sakes m’ont bien attaqué.

Il y avait quelquechose de bladerunner dans la vue...



Demain c’est du lourd, du TRES lourd : demain, c’est Kyoto _

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7.4.07

Tokyo - part.2 (day#2)

Aujourd’hui nous allons voir un musée : le musée des sabres des samouraïs. Ce musée est proclamé par de nombreux sites influents comme étant un must-do à Tokyo ; je préfère mettre un bémol à cet état de fait : le musée ne s’adresse qu’à des visiteurs initiés ou passionnés par le sujet. Le musée est très petit – le tout tient dans une unique salle à l’étage d’un petit bâtiment public un peu à l’écart des grands axes. La pièce est spartiate et l’éclairage minimaliste. Un gardien stoïque en uniforme maintient l’ordre et le silence sans sourire ni sourciller. Quelques rares visiteurs contemplent longuement les lames centenaires. Une imposante et impressionnante armure de samouraï trône près de l’entrée, les vitrines bordant chaque mur de la salle contiennent des sabres nus posés sur des socles recouverts d’un drap immaculé. La mise en scène est assez théâtrale, les photos sont interdites, le décor est posé.
Le visiteur pressé pourra faire un rapide tour en quelques minutes mais sachant que chaque sabre a une longue histoire de guerres héroïques et de sang derrière lui, un peu de respect s’impose : j’ai toujours été bercé par des histoires de samouraïs ; je les ai toujours craints et admirés. Impitoyables mais disciplinés et supérieurement techniques; on sait que chaque voyageur ou explorateur qui les aurait rencontré à l’époque des premières expéditions aura été marqué par le charisme et l’inflexibilité de ces chevaliers d’un autre temps. Il est souvent dit que les lames japonaises des grands maîtres font preuve d'une très grande science et que ce sont les aciers les plus travaillés et aboutis de l'histoire des armes dites tranchantes. Chaque sabre ici a un nom et une légende comme un stradivarius - occultant jusqu'aux noms et faits d'armes de leurs illustres propriétaires successifs. Voir ces lames de légende était une expérience assez forte pour moi mais je ne sais pas si les trois autres ont été aussi impressionnés que moi de voir ces wakisashis, katanas et tantos qui sont des trésors nationaux au Japon, comparables aux oeuvres au Louvre pour nous. (d’où ma réserve quand au fait de conseiller inconditionnellement ce musée à tout le monde). Bref.

Nous avons décidé de retourner à Harajuku pour aller faire un bain de foule, prendre des photos et faire un peu de shopping.



La foule est très dense : à moins d’aller se coller contre un bord de la rue pour s’arrêter un instant, on subit le rythme et la direction de la foule. Personne n’a l’air bien pressé, il y a un peu de touristes dans la foule japonaise, ce sont les soldes… le chiffre d’affaire de ce quartier doit donner le tournis. Ici, c’est surtout les fringues. Chacun s’achètera un truc (je trouve un top blouson – taille adulte !) mais il est préférable de se séparer et de se donner rendez-vous une heure plus tard dans un coin moins bondé car rester groupés s'avère quasiment impossible. Je tente de prendre en photo un magasin de tenues gothiques improbables mais je me fais rappeler à l’ordre assez vite par une des vendeuses qui s’empresse de me montrer un panneau « no photos ». Ok, désolé mademoiselle. Voici les photos (elles sont floues, c’est dommage) :



Omote-Sando est une avenue incroyable avec des bâtiments modernes à l’architecture souvent osée. Icic, c'est le QG de AUDI par exemple :



Elle a été comparée aux Champs-Elysées – elle est moins hausmanien certes, moins pompeuse aussi mais elle est bien plus vivante sans aucun doute. Ce n’est pas seulement un quartier pur-shopping pour touristes consommateurs ou ados japonaises délurées aux tenues exubérantes. Il y a une patate dans ce quartier qui est indescriptible, une énergie étonnante. Ici, c’est du « eye candy » comme on dit. On ne sait plus où donner de la tête.



Le soir venu, il est temps de retrouver nos japonais devant le Kiddy Land. Soichiro et Michina nous rejoignent et on part d’un bon pas vers Shibuya pour dîner. Sur le chemin, Muchan (une copine à Michina) se joint à nous. Le dîner est excellent et très arrosé (comme d’hab') - on nous fait découvrir un nouvel alcool bien agréable qui se boit avec du soda et/ou du jus de fruit pressé (le serveur amène le verre avec un demi pamplemousse et un presse-agrume - DIY!) : le Shochu.
Makika nous rejoindra en cours de soirée. Nous sommes décidemment encore une fois en bien charmante compagnie ce soir.

La soirée se prolonge mais nous commençons à nous inquiéter de la suite des événements : nos affaires sont chez Machiko chez qui nous étions censés dormir ce weekend mais elle a une super grippe qui s’est déclaré dans la journée… il va falloir passer chez elle en coup de vent pour récupérer des affaires et trouver un hôtel. Il est déjà tard et c’est un weekend de printemps – les cerisiers sont presqu’en fleurs et l’affluence à Tokyo pour cet évènement est importante. Trouver une piaule s’annonce difficile.

Yuki viendra à la rescousse et nous trimballe pendant toutes nos tribulations à bord de son gros 4x4 dans la nuit de Tokyo - on finira par prendre la dernière piaule dans l’hôtel de Ilknur et Fabrice. Lorsque l’on passe chercher nos valoches à Meguro, nous croiserons une Machiko masquée, livide et fébrile. On fait vite pour ne pas trop la déranger. Elle se confond en excuses – la pauvre est brûlante. On lui conseille de vite se recoucher et d’aller voir un médecin le lendemain (conseil qu'elle suivra), son état est sérieux.
On finira donc pas solutionner tout ça (thankyou Yuki, you saved us !) avec plus ou moins de facilité, puis Yuki nous a amené dans un supermarché 24h/24h complètement surréaliste avec un environnement sonore assourdissant comme si nous nous trouvions dans une boîte de nuit ! Ici, on peut acheter tout et n’importe quoi des Pocky aux bouteilles d’eau minérale pour chien de compagnie en passant par des PS3, des accessoires tuning pour voiture ou mêmes des vinyls de house… le tout entassé/imbriqué avec des couloirs super étroits et anarchiques dans une salle apparemment trop petite (pourtant immense comme un supermarché classique). Epuisant. Trop bien !
Ça m’étonne de ne pas avoir pris de photos. J’ai été lourd. Tant pis.
Mais là, on tient à peine debout – il faut se poser, dormir, dormir, dormir…

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3.4.07

Tokyo - part.1

Après un excellent repas de yakitori, nous terminerons la soirée dans un bar où nous retrouverons Michina, Yuki et Keiko. Les retrouvailles sont chaleureuses et la bière japonaise coule à flots. Ce sera ma première cuite du séjour. La journée aura été très longue et c'est épuisés que nous rentrerons à l'hôtel qui se trouve par miracle à deux pas de notre lieu de beuverie; choix judicieux. Cette nuit-là le décalage horaire aura été totalement transparent : j'ai dormi comme un bébé.



Le mercredi 21 est jour de fête nationale; une partie importante des habitants de la capitale (et sans doute du pays) sont en vacances. Pas question pour autant d'en perdre une miette : tout le monde est dehors et les magasins sont tous ouverts ! Ce qui nous avait échappé par contre c'est que dans ces cas-là, les magasins ouvrent tard (vers 11h00 à peu près) et ferment très tard. Cela donnera lieu à une vision surréaliste : un peu perturbés par le décalage horaire et pressés d'en profiter au maximum, nous sommes arrivés à Shibuya bien trop tôt et nous avons vu cet endroit habituellement grouillant de monde presque désert !!! On se balade un peu et au fur et à mesure le quartier prend vie et se remplit tout doucement; nous irons à Shinjuku en fin de matinée pour changer un peu d'ambiance.
Nous avons rendez-vous à 13h00 à Shibuya à côté de la statue de hachiko (c'est un lieu de rendez-vous classique; il y a toujours plein de gens qui attendent d'autres gens à côté du célèbre chien). Machiko est là; Yuki débarque peu de temps après avec un de ces proches : le très sympathique Sakku qui est ravi d'entraîner un peu son anglais en nous faisant visiter la ville. Il s'avèrera être un guide de choix qui connaît la ville comme sa poche. De plus, il est intarissable en précisions passionnantes sur les lieux où il nous emmène. Resto fabuleux et très bon marché à midi puis balade dans Shinjuku avant de traverser Yoyogi park jusqu'au sanctuaire de Meiji.



La revisiter est un plaisir et sakku nous apprend beaucoup à son sujet. Nous avons de la chance, une belle mariée en kimono se fait photographier...



Le parc est très calme et la balade sous les arbres qui nous ramène à Harajuku nous ferait presque oublier que l'on se trouve dans la ville la plus peuplée du monde. arrivés à la gare, plus de doute parcontre - c'est la marée humaine ! On s'engage dans Takeshi street; la foule est disciplinée mais tellement dense qu'il est assez difficile de se déplacer à sa guise. On arrive sur Omote Sando en début de soirée pour faire un stop à Kiddy land (j'y trouves d'ailleurs un beau totoro au passage!).

Yuki nous quitte pour aller bosser et nous partons nous terminer dans un resto' très sympa mais ce soir-là on se couchera tôt. On a beaucoup marché. On a besoin d'une bonne nuit de sommeil. Il faut que l'on prenne des forces car demain, on prends le train : on va à Yugawara, à la campagne au bord de la mer, pour passer 24h dans un endroit très spécial...

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