16.1.08

l'autre blog

Je n'écris pas qu'ici, je poste aussi sur le blog de plongée ultima-blue

Tout le monde qui passe ici le sait : je suis un geek pour tout ce qui est lié à la technologie; ce que je revendique moins ici (même si, en cherchant bien, certains posts me contredisent un peu) c'est que je suis aussi un geek pour tout ce qui touche à l'eau en général et à la bio, l'écologie et la plongée en particulier.

Là où je veux en venir, c'est que certains passages à vide ici s'expliquent parfois par un rythme de posts plus élevé sur l'autre blog (bon ok, c'est aussi parfois parceque je n'ai pas le temps ou que j'ai la flemme blablabla mais ce n'est pas le propos).



Ici, on est chez moi. Je parle de moi, de mon travail, de mes voyages...
Le blog "aquatique" est très différent : les comms sont fermés (trop de spam au début), les sujets sont plus liés à l'info (moins personnels) et le passage est bien plus important qu'ici; c'est vraiment un blog public. C'est sans doute dû au fait qu'il soit lié au magasin et au site ultima-blue.fr.

Le choix est parfois difficile et rares sont les soirées où j'ai le temps de m'occuper équitablement des deux... Désolé :)

Labels: , , , ,

2.11.07

Seychelles - day#6 : La digue (plongée)

Ce lundi matin (15/10/07), nous partons tôt pour la «jetty». Nous cherchons à organiser pour le lendemain une excursion en bateau pour aller visiter félicité et l’île coco pour une demie-journée PMT sur île déserte. Nous avons un contact : nous cherchons un rasta appelé Andy.

Un gamin discutant avec les pêcheurs à côté du vendeur de bijoux sur la petite place devant la jetée (il reprit son souffle péniblement) me renseigne et va très gentiment le chercher pour moi. Andy est un pur seychellois plein de dreadlocks sous un bonnet qui sourit facilement et n’hôte que très rarement ses lunettes de soleil. Il est d’accord pour la sortie – rendez-vous est pris pour le lendemain matin à 9h30 là où nous nous trouvions.

Nous retournons chez Calou récupérer nos affaires de plongée et déposons nos vélos chez le loueur en passant. Le bateau d’Octopus diving parti de Praslin arrive au port. Tout est bien synchronisé. Aujourd’hui nous plongeons deux fois : une fois le matin et une fois l’après-midi.
Ce matin, nous irons plonger sur un site qui s’appelle "Avé Maria".
A bord du bateau il y a parmi les autres plongeurs un trio d’italiens qui ont été odieux à bord, se croyant tout permis, parlant plus fort que les autres et globalement en se la pétant grave. A trois, ils ont occupé la moitié du bateau pourtant pouvant accueillir une bonne dizaine de plongeurs. On a beau être en vacances, il y a des trucs qui énervent. Heureusement, nous retrouvons à bord un couple de suisses avec qui nous avions sympathisé à La Digue et qui font le même parcours que nous avec un ou deux jours de décalage.

Bref, le site est proche et on a tout juste le temps de s’équiper avant d’arriver sur le lieu de plongée. Dès notre arrivée, deux magnifiques dauphins croisent le bateau – quel spectacle. Nous ne les reverrons malheureusement pas, encore moins en plongée. Mise à l’eau sans histoires, regroupés en surface nous descendons rapidement sur un fond de 20 mètres mais la visibilité est toujours aussi pauvre, cela devient un peu frustrant.
Les fonds sont très abîmés ici aussi, le corail blanc est omniprésent.

En début de plongée, on tombe sur une belle pointe blanche du récif posée au fond. Elle ne fuit pas tout de suite et nous pouvons nous approcher. Une fois encerclée, elle fit un vif demi-tour et disparut dans le bleu en un coup de queue. On croise aussi deux magnifiques tortues qui semblent nous ignorer comme d’habitude. Cette plongée est surtout très riche en poissons de récif : c’est peut-être la plongée la plus variée du séjour et les espèces aperçues étaient spectaculaires et rares (pour moi en tout cas). Je garderais tout particulièrement quelques images de cette plongée : un petit poisson coffre juvénile d’une délicatesse inégalée d'un jaune vif à petits pois noirs, des chirurgiens (comme Doris dans le monde de Némo) d’un bleu électrique surnaturel évoluant au dessus d’une anémone tentaculaire, un petit «troupeau» de poissons perroquets géants absolument immenses… ce sera aussi une plongée riche en poissons anges de taille et de couleurs de concours parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir.

Au bout d’une petite heure de plongée nous commençons notre ascension vers la surface ; nous referons un palier dans les méduses. Cette fois-ci nous avons droit à un spectacle hallucinant : les méduses ont attiré des platax de grande taille qui gobent les méduses sous nos yeux ébahis à seulement quelques mètres de nous. Les platax (batfish) sont des poissons fascinants et magnifiques, de relativement grande taille, qui évoluent lentement dans l’eau et viennent souvent près des plongeurs sachant (je crois) qu’ils n’ont rien à craindre de nous. Ils ont étrangement une bouche très proche de celles des mola-molas (poissons lune) que j’aime tant, on dirait qu’ils font comme un drôle de sourire. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et je n’ai jamais autant regretté de ne pas avoir un appareil photo sous-marin à ce moment-là. Le rythme était très lent. La lumière était parfaite, sous la surface un jeu de reflets jouait sur le dos des platax et les filaments mauves des méduses semblaient illuminés comme des néons. Spectacle inoubliable.



De retour à La Digue nous allons déjeuner dans le restaurant d’un guesthouse : la 'villa authentique' qui se trouve assez près du port. Le cadre est agréable – dans un jardin fleuri – mais le repas est quelconque et un peu emporte-gueule. Ce n’est pas mauvais mais nous ne réitèrerons pas l’expérience. Nous profitons encore un peu de l’ombre et d’être un peu à l’écart avant de retourner au bateau de plongée pour la sortie de l’après-midi.

Cette deuxième plongée se passe sur "channel rock" – j’ai trouvé dommage que notre quatrième et dernière plongée du séjour se fasse sur un site que nous connaissons déjà mais vu ce que nous avions raté à la dernière plongée ici à cause de la répartition des palanquées, je décide de redonner une deuxième chance au site.

Sous l’eau, ça part mal : mon matos m’a préparé de vilains tours. D’abord mon ordinateur se met en rideau (il n’indique plus qu’un ‘Err’ sur l’écran – les piles peut-être ?) – je plonge donc en aveugle, sans paramètres. Le profil de la plongée est tel que ce n’est pas grave (et en plus je peux me caler sur l’ordi de mon binôme adoré vu qu’on a plongé aussi ensemble ce matin) mais c’est désagréable lorsque l’on a l’habitude de pouvoir se fier à son ordi. Ma stab n’est pas la même que les dernières fois et elle est difficile à ajuster en plus d’être un peu petite (je m’en étais rendu compte sur le bateau mais je pensais que ce serait plus simple à régler au fond ce qui n’a pas été le cas). Le plus grave vient de ma ceinture de plombs qui est bien trop courte et que je ferme tout juste (j'aurais dû la refuser sur le bateau et en éxiger une autre, là c'est ma faute) ; ils m’ont habillé avec du matos pour enfant, c’est un peu pénible. Tout ça avec ce maudit détendeur club de base qui siffle, je ne suis pas gâté. La prochaine fois que nous partons en voyage où nous sommes susceptibles de plonger, je prends TOUT mon matos et je ne plonge qu’avec mes affaires.

Mis apart ces déboires d’équipement, channel rock ne nous réserve pas aujourd’hui de quoi revenir sur ce que j’ai pu dire sur ces plongées aux Seychelles. La pauvre visi' aurait été vite oublié si nous avions fait des rencontres de ‘gros’ qui sont attirés par ces eaux chargées… nous croisons malgré tout quelques belles bêtes ; des tortues (désormais des rencontres quasi-systématiques pour notre plus grand plaisir), des bancs de carangues mais aussi de gros diodons et la panoplie toujours impressionnante de poissons récifaux multicolores.

En plongée, il ne faut pas se contenter de fixer le relief; régulièrement je conseille humblement de scruter le bleu et la surface car parfois il y a des choses extraordinaires qui passent non loin de nous sans que nous le sachions. C’est en regardant régulièrement la surface que je les ai aperçus : trois gros poissons (que je pense avoir identifié comme étant des marlins) en chasse, voile dehors et formation de combat. De gros animaux je pense vu la taille et la distance. Ils étaient suivis de près par un gros barracuda solitaire qui patrouillait lentement. La rencontre de ces gros poissons, même si ils étaient un peu loin et un peu dans le soleil, est rare et marquante.

La plongée se termine et elle sera donc la dernière du séjour. Peut-être que si il y avait eu un club sur l’île permettant une plongée seulement dans la journée, nous aurions peut-être retenté l’expérience une dernière fois mais Octopus, qui se déplace de Praslin, ne le fait qu’à la journée. Il reste encore un programme chargé et peu de temps, on ne peux pas et on ne veut pas monopoliser une journée entière. Ce sera pour la prochaine fois.
En conclusion, je dirais que Octopus a été plutôt un bon centre de plongée et ils savent ce qu'ils font. Ils ont été accueillants, ponctuels et plutôt organisés. Je conseille ce centre de plongée si vous allez sur Praslin mais je n'ai pas d'autre points de repère aux Seychelles pour les comparer. Je pense que nous n'avons pas eu beaucoup de chance mais qu'à d'autres saisons et/ou avec du soleil et une belle visibilité, les Seychelles sont une super destination pour la plongée loisir même si en PMT on peut avoir de belles surprises aussi. Il faut compter environ 40€/plongée (+15€ pour l'équipement) et les prix sont dégressifs plus on plonge (comme souvent).

Nous rentrons à La Digue, posons nos affaires chez Calou et après une rapide douche nous redescendons à la jetée pour voir le coucher de soleil de la plage. Le ciel est tout simplement superbe.



Le temps de rentrer au guesthouse, de faire un apéro en attendant l’heure du repas, il est temps de passer à table. On est fatigués de la journée : la plongée, même comme ça et dans ces conditions, ça fatigue bien. Après le dîner on ne traîne pas. Pas de billard ou de dernier verre ce soir; le besoin de sommeil se fait sentir.

Labels: , , , , ,

29.10.07

Seychelles - day#2 : Praslin

Ce jeudi 11 octobre, je me réveille difficilement ; il est tôt. Le mini décalage horaire de seulement trois heures n’y est pour rien ; c’est bien l’accumulation des derniers jours et le voyage qui sont en cause (et mon grand age bien sûr mais ça c’est une autre histoire).

Le petit déj’ avec May-Paule est copieux et sympathique, il nous faut prendre des forces car nous nous attaquons ce matin à un gros morceau, très célèbre sur Praslin : la vallée de Mai.
La vallée de Mai est une réserve naturelle déclarée au patrimoine mondiale de l’humanité par l’Unesco. Cette forêt d’une vingtaine d’hectares est tout simplement une des plus anciennes du monde et les nombreuses espèces endémiques que l’on y trouve sont préservées religieusement. C’est le berceau du symbole des Seychelles : le «coco de mer» affectueusement surnommée «coco-fesse».



Pour visiter la vallée de Mai, on m’avait conseillé de me protéger des moustiques et de prendre un guide. Les moustiques se sont avérés bien plus rares que prévu mais le temps ne s’y prêtait peut-être pas (lors d’une saison plus humide c’est l’enfer paraît-il) et le guide était une bonne idée. Sans elle, nous n’aurions vu qu’une forêt ; grâce à elle nous avons appris plein de choses – un vrai cours de biologie et d’histoire. Seul point noir, les boulets qui nous ont accompagné – la France profonde en vacances ce n’est pas jojo :(



Le décor est extraordinaire mais il y a quand même quelque chose qui choque : la forêt ne parait pas habitée ou très peu. On aperçoit et on entend bien quelques oiseaux, on croise quelques beaux spécimens de la monstrueuse araignée locale (...), en cherchant bien on voit de petits lézards vert émeraude et on nous débusque un caméléon lointain mais on est bien loin des denses forêts tropicales de certaines destinations lointaines qui grouillent littéralement et qui sont peuplées de singes brailleurs.



Aux Seychelles, il y a peu ou pas d’animaux qui vous feraient du mal sur terre et apart si on est arachnophobe (oui, oui, on va y revenir…), seuls les rares scorpions et scolopendres (nous n’avons croisé ni l’un ni l’autre pendant le voyage) pourraient éventuellement vous faire une frayeur. Il existe aussi une espèce de gros mille-pattes qui serait urticant mais les relativement petits modèles croisés à La Digue étaient plutôt rigolos et ne traînaient pas pour aller se planquer…



La forêt est spectaculaire et on y passe bien 2 heures ; la visite pourrait se prolonger mais le contact avec les bidochons devient pesant et on est plutôt venus pour la mer alors hop, on boit un jus de fruit de la passion pressé (trop bon) à l’entrée de la réserve et on se casse pour trouver un lieu pas loin où déjeuner pour bien apprécier l’après-midi aquatique.

L’adresse pour manger à midi qu’on nous a conseillé est extra et carrément pas cher : chez Coco Rouge, il ne faut pas être pressé mais on mange créole et c’est méga-bon même si on apprend vite que manger Seychellois peut être très épicé pour nos douces papilles européennes. Sueurs froides et lèvres gercées garanties quand on vous annonce que le plat est « spicy ». L’épice locale est hard-core.

Un bref passage chez May-Paule pour se changer et prendre les affaires de plongée et direction la plage pour notre rendez-vous du début d’après-midi pour aller s’immerger avec Octopus. Je suis impatient de voir les fonds sous-marins des Seychelles que l’on me décrit comme étant parmi les plus beaux de l’océan indien. Mon expérience à l’île Maurice me rappelle que nous sommes dans un endroit privilégié pour plonger. La saison et cette région sont, dit-on, idéales pour apercevoir les requins baleines (mon rêve de plongeur)… à suivre.

[mode plongeur geek ON]
Quelques galères de matos plus tard (ma configuration de détendeur ne s’adapte pas sur leurs blocs comme j’aurais dû l’anticiper, avec mes deux premiers étages montés en DIN et un DS spécifique à ma stab restée en France – j’ai dû donc opter à la dernière minute pour un détendeur du centre de plongée que je n’ai pas trouvé à mon goût et qui a influencé sensiblement ma consommation d’habitude plutôt avantageuse – tant pis, ce sont les aléas du voyage mais c’est frustrant quand même) on embarque sur le bateau de plongée avec toutes nos affaires. Je ne suis en général pas très friand de la configuration PADI où on vous installe tout et où on vous porte tout : je préfère préparer moi-même mon équipement et faire ma batterie de tests au calme avant la plongée mais ce n’est pas l’ambiance ici alors on se laisse faire. Trop d’assistance peut mener à des galères et des approximations de montage dont j’ai appris à me méfier avec l’expérience ; ma stab montée à l’arrache et ma ceinture de plombs déséquilibrée me conforteront dans cette idée. Je déteste les blocs allu 12L qui obligent à se lester en plus (j’espère d’ailleurs que mon lestage sera adapté quand je demande 6Kg avec hésitation) - vive la fonte. En enfilant ma belle combinaison intégrale 3mm, elle me parait un peu serrée (trop de chocolat monsieur gros poisson ?) – pourtant c’est du XL, merde. Allez, c’est l’heure, arrêtons de nous plaindre et profitons de la plongée imminente…
[/mode plongeur geek OFF]



C’est décidé, nous plongerons cet après-midi à «Coral Garden» ; le site est réputé et le nom est prometteur.
Les sites de plongée ne sont pas très éloignés du centre (anse Volbert est du côté de la réserve de conservation marine) et le petit déplacement en bateau passe trop vite à mon goût. Arrivés sur site, le divemaster prodigue un briefing bien huilé et sécurisant – tout le monde en place – bascule arrière. Il y a une belle tortue qui passe à côté de nous en surface pour prendre une rapide inspiration avant de sonder – c’est un bon présage. Il n’y a pas (ou très peu) de courant et je rejoins vite et sans effort mon binôme à proximité du divemaster. Le temps est un peu couvert mais sur un fond d’à peine 20 mètres et dans une eau à 27°C, le profil de la plongée parait parfait pour une remise à l’eau type ‘plongée de réadaptation’. Regroupés en surface, tout le monde fait le signe ‘ok’ – on vide les stabs en expirant, on descend dans le bleu.
J’adore ce moment où, après une période plus ou moins longue sans plonger, je me retrouve dans des eaux si clémentes en début de vacances (surtout avec madame comme binôme) à descendre pour ma première plongée dans des eaux «nouvelles». Qu’est ce qui nous attend ? On réajuste le matériel pendant la descente, on vérifie le mano' et l’ordi' et que tout est en place et à portée de main, les oreilles passent bien, tout est ok.

Premier choc : la visibilité est ca-ta-stro-phique! Grosse déception. L’eau est laiteuse et chargée en particules et micro-organismes. Il est difficile de quantifier les distances mais au fond on voit mal la surface donc elle est à priori inférieure à 20m ce qui est peu. Aux Seychelles, il n’est pas rare à d’autres saisons d’avoir des distances de visi’ à trois chiffres…
Le corail de ce jardin qui devait être somptueux avant le dévastateur «El Nino» est encore tout blanc seulement 10 ans après son passage. Le corail est un animal qui se régénère particulièrement lentement et seuls quelques patchs de couleurs rares et éparses donnent l’espoir qu’à l’avenir, ce lieu si vivant retrouve de sa superbe. Car pour le coup, les innombrables poissons de récif peuplent fièrement ce décor lunaire blanchi par la mort ; les chirurgiens, balistes, nasons et poissons coffres sont partout et en très grand nombre. On ne sait plus où regarder tellement cette réserve est somptueuse. Les poissons sont très variés, avec des couleurs vraiment vives ; les spécimens moyens sont plus gros que ceux que j’avais pu voir ailleurs. Il faut regarder sous les patates de corail, il n’est pas rare de voir un requin pointe blanche se reposer, posé sur le sable attendant la nuit pour aller chasser - nous aurons la chance d'en voir plusieurs. La bonne santé des poissons sur le récif est démonstrative et omniprésente. J’y croiserais des petites murènes albinos, les nudibranches multicolores que j'aime tant, des grands bancs de carangues peu farouches et des poissons clowns dignes de Pixar batifolant dans une grande anémone posée au sommet d’une patate de corail. C’est malgré tout (on est difficiles) une très belle plongée d’une heure tout rond – on sort ravis. Il me reste 70 bars, madame plus de 100 !

Je regretterais tout au long du séjour de ne pas avoir emmené un appareil photo sous-marin digne de ce nom (note pour plus tard : se renseigner pour un caisson pour le canon) - la lumière n'était pas toujours parfaite et la qualité de la visi' contestable mais les sujets étaient nombreux et dociles... next time.

En rentrant au centre, on traîne à l’ombre en rangeant le matériel avec les autres plongeurs rencontrés lors de l’après-midi– l’ambiance est parfaite, on discute plongée et voyage ; ce jour-là, on se fait vite des amis que l’on recroisera plusieurs fois lors du parcours.



Il est l’heure de se regrouper, de prendre la bagnole et d’aller visiter une autre partie de l’île ; les plages sont nombreuses et chaque coin de l’île a son intérêt et ses petits spots de rêve. Pendant le retour après encore un autre coucher de soleil de cinéma, on passe à «la jetty» pour se renseigner sur les horaires des bateaux pour aller à La Digue plus tard dans le séjour. Sur cette jetée, j’aperçois une raie aigle en surface qui fait un tour dans le port – la vision est irréelle (mais la photo est pourrie, désolé).



On se dépêche de rentrer à une heure raisonnable pour être ponctuels chez May-Paule – la table est dressée et le dîner vient d’être servi. Elle a prévu grand, on dirait qu’il y a à manger pour dix ! Les nombreux plats traditionnels faits de main de maître se succèdent et nous sortons de table repus et épuisés – on se couche tôt et on dors comme des bûches (l’effet plongée ?) – demain on se réveille encore à l’aube bien sûr car le matin on plonge et l’après-midi on a convenu de faire une excursion en bateau avec jude, le fils de May-Paule… on va aller voir Praslin de la mer et surtout les tortues géantes !

Labels: , , , , ,

27.10.07

Seychelles - day#1 : Praslin

Dès la descente de l’avion on ressent que le climat est tellement plus clément ; la chaleur surprend toujours. Nous avons de la chance, elle n’est pas accompagnée cette fois par la moiteur habituelle qui vous explique en deux secondes que vous n’avez pas les bonnes fringues sur vous et que vous venez de mariner une vingtaine d’heures dans votre jus et qu’une douche serait une bonne idée. La douche serait quand même la bienvenue mais c’est très supportable et tant mieux car il nous faut maintenant louer une bagnole, trouver à manger puis aller chez May-Paule : notre première adresse du séjour. Nous y passerons trois nuits en demi-pension, chez l’habitant.

Louer un véhicule à l’aéroport s’avèrera être notre seule exposition du séjour à des gens peu scrupuleux (attention : tout est relatif, on est loin des escrocs que l’on pourrait craindre en tant que touriste naïf mais disons qu’on a dû rester fermes et ne pas se laisser faire pour avoir une auto correcte et au prix annoncé) : à ce sujet, je tiens à insister sur le fait que les Seychellois sont des gens adorables et très accueillants. Tout le monde vous aide et vous renseigne avec plaisir et même si les locaux n’ont pas un niveau de vie très élevé (ce qui pousse parfois à être un peu plus agressif lorsqu’il s’agit de vendre un truc aux touristes), les Seychellois sont très sympathiques, attachants et globalement désintéressés. Même les gros rastas passent leur journée à vous sourire et à vous serrer la paluche en vous demandant si vous passez de bonnes vacances. Il y a un taux de criminalité quasi-inexistant ici et même si on vous rappelle régulièrement de ne pas laisser vos affaires sans attention sur la plage (chose que tout le monde devrait faire naturellement en toute circonstance de nos jours), on se sent en très grande sécurité partout et ce à n’importe quelle heure. Voila, c’est dit.



La conduite à gauche dans ce petit 4x4 Daihatsu (??!) sera l’objet de quelques bonnes crises de rire. Les routes Seychelloises super étroites et sans trottoir sont un terrain nouveau pour nous et elle réservera quelques frayeurs mais dans l’ensemble je conseille de louer une caisse à Praslin pour la parcourir correctement. Il existe un système de bus mais leurs horaires plus qu’aléatoires et les destinations binaires ne favorisent pas les découvertes de coins reculés et non desservis. Il y a bien quelques taxis mais c’est ingèrable et peut vite coûter aussi cher. Le prix du carburant est dérisoire et les distances peu importantes au final font que c’est un investissement extrêmement rentable pour quelques jours comme nous. Il faut compter 50€/jour approximativement.

Il est l’heure de ranger les baskets/chaussettes et de faire péter les tongs…

S’orienter avec une simple carte s’avèrera très facile. Après un repas chez La Goulue (on aura dû se méfier avec un nom pareil) qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable (clairement le plus cher et le moins bons du séjour), nous trouvons rapidement la propriété de notre logeuse. Nous sommes accueillis très chaleureusement par une dame qui nous reçoit comme elle le ferait pour des amis qu’elle n’aurait pas vu depuis longtemps. C’est une ‘locale’ très charismatique et réputée pour être une grande cuisinière créole – elle remplit ses deux chambres toute l’année rien que grâce au bouche-à-oreille et je tiens ici à remercier celle qui nous a conseillé cette adresse. A table chaque soir nous serons traité comme de la famille et nous comprendrons rapidement à quel point sa réputation est justifiée. Le sens de l’hospitalité de May-Paule Payet est un bonheur.
Les chambres sont spacieuses et très confortables ; le prix est très honnête (surtout pour la table, désolé d’insister) et c’est très propre.

Il est l’heure de mettre un maillot de bain …

Nous sommes à quelques centaines de mètres à peine d’une des plus belles plages de l’île (que je classerais 3éme de Praslin et 5éme de toutes celles que l’on a vu aux Seychelles et pourtant la concurrence est rude, on en reparlera) : Anse Volbert – la plage est immense, le décor est fabuleux. Il y a très peu de monde sur la plage. On a vraiment l’impression d’être privilégiés. Le sable est si fin et blanc que l’on dirait une substance illicite, la verdure est abondante et l’eau mesdames et messieurs… elle est indescriptible. C’est la carte postale.



Le plouf est obligatoire ! Quelle sensation incroyable. Il n’y a pas de vent. Le ciel est un peu blanc par moments mais les lunettes de soleil sont obligatoires. L’eau est à 27°C; on réalise enfin qu’on est arrivés et que maintenant ce n’est que du bonheur.



Le club de plongée OCTOPUS est sur la plage au plus près de nous, nous allons de suite les voir pour réserver la plongée du lendemain pour se mettre tout de suite dans le rythme. Ils ont de la place pour le lendemain après-midi; on réserve des stabs à notre taille, on discute un peu. Nous sommes bien reçus et le contact est bon. Le boss et sa femme sont français, le staff est Seychellois. Le club m’inspire plutôt confiance et l’ambiance PADI «tuférien-céléwacances» est assez séduisante. La plongée coutera grosso modo 40€ – c’est correct. Nous n’en ferons que quatre chacun lors du séjour pour des raisons que je développerais plus tard. Nous ne plongerons qu’avec ce centre de plongée.

Un dernier plouf rapide plus tard et on décide de prendre la voiture pour traverser l’île et aller découvrir celle que tout le monde (à l’unanimité) déclare être LA plus belle plage accessible de Praslin : la somptueuse Anse Lazio. La route est chaotique et c’est un peu plus loin que l’on pensait mais le déplacement valait vraiment le coup.



Il n’y a qu’une poignée de personnes dispersées sur cette plage à couper le souffle. C’est endroit est incroyable, j’avais du mal à réaliser. Le coucher de soleil vint assez vite et le ciel s’embrasa d’un coup. Wow.



Il était bientôt l’heure de rentrer à Anse Volbert pour goûter pour la première fois à la cuisine de May-Paule. On a dévoré le délicieux et gargantuesque repas en sa compagnie et nous avons parlé jusqu’à tard (un verre à la main) de tout ce que les prochains jours nous réservaient; les vacances ont désormais vraiment commencé. Cette première nuit de notre arrivée, nous dormirons d’un sommeil lourd et sans rêve; réparateur et jubilatoire.
Demain, le réveil sonne à l’aube.

Labels: , , , , , ,

6.10.07

dans 61 heures...

...on prend l'avion direction le soleil, le sable chaud et les cocotiers. Cette fois-ci, ce sera les Seychelles; l'océan indien en Octobre est incroyable, il fait plus de 30° et l'eau est à 28° - c'est parfait. On va plonger, on va se reposer.
On ne l'a pas volé, on n'a pas touché terre ces derniers temps (ces dernières semaines en particulier) et l'été fut bien long et décevant.

J'ai toujours rêvé de visiter les Seychelles, des images de plages désertes de sable blanc et de grands rochers atypiques me hantent donc depuis des semaines; depuis que je sais où nous allons. Merci encore mon amour pour ce voyage incroyable qui se prépare.



Ce sera court : départ le 9 - Lyon-Paris/Paris-Mahé/Mahé-Praslin - plus d'une vingtaine d'heures de voyage dont environ 10 heures en long courrier. Heureusement qu'il n'y a que 3 heures de décalage horaire.
On passe alors 3 nuits sur l'île de Praslin puis nous migrons sur La Digue, île de rêve sans voitures - ambiance Robinson Crusoé garantie; nous y passerons 4 nuits. Nous passerons la dernière nuit à Mahé pour ne pas avoir à galèrer avec des intempéries ou des retards imprévus; rater l'avion serait la cata et tous les déplacements inter-îles se font en bateau. On va se gaver !



Juste avant de partir, nous avons décidé d'acheter un nouvel appareil photo; le reflexe ce sera pour plus tard car tout le budget passe dans le voyage mais on a quand même choisi un bel objet pour un compact : CANON Ixus 860is
On a pris une carte sandisk SDHC 4Go Ultra-rapide qui permet plus de 1000 photos en super haute déf' 8Megapixels (mode super-fine) et une clé usb/adaptateur SDHC, le tout dans une jolie housse Lowepro; la note est tout de même salée mais le résultat est extraordinaire. J'ai bien rôdé la bête cet après-midi pour ne pas le découvrir au moment de prendre les premières belles photos sur place.



Depuis le brave et fidèle IXUS330 (2.1Megapixels) de madame, ils ont fait de sacrés progrès : la vitesse d'exécution surtout (ex : ON/OFF ultra-rapide) mais aussi la simplicité et la souplesse des menus et boutons - tout est bien pensé et tout de suite maitrisé. Il est bien plus léger et plus fin mais le petit plus c'est bien-sûr le méga écran de 3' prenant toute la surface arrière de l'appareil - ce n'est PAS un luxe, c'est un must. C'est trop fort.



Et puis il y a tous les "plus" moins flagrants au premier regard : un mode macro et grand angle très appréciable, de nouveaux capteurs dont j'ai lu le plus grand bien, un stabilisateur numérique que l'on dit révolutionnaire... à voir à l'usage.

Nous avons été très satisfaits du premier IXUS et près de 20.000 photos plus tard l'appareil est encore nikel, toujours aussi fiable et stable; les photos sont toujours aussi nettes et belles. Canon est vraiment au top. Espèrons que cette nouvelle génération nous donne autant de plaisir et de beaux souvenirs que son ainé.

Le voyage approche, ça commence à me plaire_

Labels: , , , , , ,

8.9.07

lac qui pique



je ne sais pas où c'est, je ne sais pas ce qu'il s'est passé... je sais seulement que ce serait une connerie d'aller plonger dans ce lac. Tout fout le camp ma p'tite dame, ça doit encore être un coup des russes_

Labels: , ,