15.4.07

Kyoto - day#3

Mercredi

Le premier vrai défi de la matinée était évidemment de se lever mais pour paraître plus braves nous dirons que le premier défi de la matinée sera d’aller regarder les sakura en fleur de l’allée des philosophes à Gion, très tôt le matin, bien avant qu’il n’y ait du monde sur place pour que l’on puisse profiter de la lumière du matin et prendre de jolies photos.



Un coup de bus après un déjeuner sur le pouce, nous arrivons sur les lieux et les conditions sont parfaites : il n’y a presque personne (a part quelques rares photographes japonais), tout est fermé. Il fait un temps idéal.





Le deuxième défi de la matinée est de retrouver un endroit vu dans le film «lost in translation» - tout le monde avait revu le film juste avant le départ et on avait tous bloqué sur une scène où la belle Scarlett Johansen visite Kyoto seule. On la voit à un moment de dos, marchant sur des pierres rondes posées sur l’eau… la scène est courte, on ne voit aucun plan d’ensemble ; il n’y a aucune indication d’où cela pourrait se trouver où de comment l’endroit s’appelle. En fait, on ne sait même pas si ce plan a réellement été tourné à Kyoto.
C’est en parcourant les pages du guide de Fabrice que nous trouverons une photo qui nous met sur une piste… ce serait dans un des jardins du Heianjingu. Allons voir.

Nous prenons un bus de Gion qui nous amène au plus près de l’entrée du site. Il y a une énorme porte orange qui enjambe la route pour y accéder. Peut-être la plus grande du genre qu’il m’ait été donné de voir.



Nous rentrons alors dans la grande cour de ce shrine immense. Il y a un plan, nous touchons au but. Nous trouverons le lieu exact après une magnifique balade dans un des plus beaux jardins que j’ai vu.



Cet endroit est sublime. Il fait un temps magnifique, il y a peu de visiteurs ; c’est une chance. Ce jardin est moins connu que d’autres mais ce n’est pas justifié :
j’affirme que visiter ce sanctuaire est un « must do » à Kyoto.



La promenade touche à sa fin, il est l’heure pour nous de retourner à Gion : Ilknur a rendez-vous! En effet, elle a décidé de tenter l’expérience de se mettre, l’espace de quelques photos, dans la peau (ou du moins dans les fringues) d’une maiko. Ce genre de cosplay à la sauce de Kyoto est très populaire auprès des japonaises qui visitent la ville. La participation d’une occidentale est parcontre plutôt rare chez maiko-kyoto.com d’après ce que je peux voir des centaines de photos aux murs.
L’ensemble a l’air assez pro, les filles sont en confiance. Il est l’heure pour le groupe de se scinder en deux : les garçons vont aller manger tandis que ces dames sont prises en charge dans le studio. Promenade…



Mettre le kimono n’est pas une mince affaire et la séance de maquillage ne se fait pas en deux secondes. Ils sont là pour faire ça bien (le service n’est pas cadeau d’ailleurs) et il faut être patient. On les rejoint pour la séance photo qui se déroule assez vite. Le boulot est très impressionnant. Les photos sont réussies. Ilknur est ravie.



Il faut maintenant faire l’opération inverse : on nous racontera qu’il faut se mettre à plusieurs pour (mettre ou) enlever les nombreuses couches de la tenue et le démaquillage est un long processus aussi.

Le temps de se regrouper, de traîner un peu devant chez le photographe puis d’acheter des bento pour les filles qui allaient devoir manger dans le train, l’heure avait bien tourné : panique !
On est très chaud niveau timing… il faut vite prendre un bus pour aller récupérer nos affaires. Le train ne va pas nous attendre et il faut prévoir quelques minutes de marge pour trouver le bon quai dans cette gare immense.

On arrive à l’hôtel en courant ; nos bagages sont vers l’accueil prêts à partir – ça tombe bien, on les attrape dans l’élan et nous repartons aussi sec pour prendre un taxi – direction la superbe gare de Kyoto (que je n’aurais pas le temps de photographier cette fois non plus vu l’heure - dommage).

Finalement, nous monterons dans le train pilepoil pour le départ – ouf ! c’est tout bon ; on aurait un peu galéré si on l’avait raté et ça aurait chamboulé le « planning » de la soirée.
Le shinkansen nous amène à Tokyo avec autant de confort qu’à l’aller – tout le monde en profite pour dormir un peu; Kyoto nous aura bien fatigué et le réveil aujourd’hui était bien matinal.
Nous arriverons à Tokyo en fin d’après-midi, la lumière du soir donne un côté chaleureux à la ville. Tokyo commence à nous paraître familier. J’adore cette ville.

En arrivant à l’hôtel, on apprend que Yuki a eu la délicate intention de passer un peu avant notre arrivée pour déposer nos bagages. En plus d’un petit mot, elle nous a laissé une bouteille de umeshu pour picoler un peu les dernierS soirS ; ça tombe bien, on a soif…

Peu de temps après donc, la grosse bouteille de umeshu est torchée ( ?!!) – juste à temps pour partir. Ce soir nous allons chez Machiko – je pars de l’hôtel déjà bien attaqué. Il fait bon ce soir, la ballade dans Meguro est très sympa.

Nous passons une très agréable soirée chez Machiko (qui va vraiment beaucoup mieux maintenant). Nous dînons avec elle et son amie Kayo que nous avions déjà rencontré lors d’un dîner à Paris il y a quelques temps. Machiko a acheté du bon poisson cru, un morceau de bœuf de kobe... on va se régaler.
Les japonaises attaquent un saint marcelin que nous leur avons apporté pendant que nous, on se concocte des genre de sushis que nous nous faisons nous-mêmes avec du riz et des nori. On carbure au umeshu tandis qu’elles se descendent une bouteille de rouge. Bonne ambiance. Michina nous rejoint en cours de soirée – ça sent un peu la fin : on parle déjà de notre dernière journée à Tokyo, demain.

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14.4.07

Kyoto - day#2

Mauvaise nouvelle : aujourd’hui il pleut !

On a eu un temps parfait jusque là apart dimanche où on a eu quelques gouttes – aujourd’hui il pleut vraiment. Il faut réagir si on ne veut pas être trempés : achetons des parapluies…
En guise de pépin, nous opterons pour le modèles transparent (apparemment pour enfant vu le format) et qui ressemble à un parapluie pendant 8 minutes avant de commencer à tomber en morceaux – made in china / 100 yens oblige. Mais bon, c’est mieux que rien et on verra vite que l’on est pas les seuls à avoir pris ce modèle : à l’entrée de certains édifices, on doit enlever ses chaussures et laisser son parapluie dehors – tout le monde à le même.

Le bus paraît être le meilleur moyen de transport à Kyoto, surtout par jour de pluie. Pour prendre le bus sans contraintes, nous achetons des pass pour la journée et il faut avouer que ces pass s’avèrent très rentables : en trois trajets ils sont payés. A kyoto, on se déplace aisément, les courageux peuvent faire beaucoup à pied ou en vélo mais il y a aussi un réseau de métro (que nous n’avons toujours pas testé en deux séjours) et des bus très pratiques (un peu chers par contre si l’on achète un billet pour chaque déplacement) – le taxi est abordable ; on optera pour cette dernière les soirs très tard ou lorsque l’on est très justes avec le temps genre pour prendre un train. Bref_

On s’est levé très tôt pour en profiter un max, ce ne sont pas trois gouttes qui vont nous faire chier. Allez hop, direction le Ryōan-ji.

Le Ryōan-ji est un endroit extraordinaire, c’est LE jardin zen avec son temple. Je dis LE jardin zen pour une raison simple : tout le monde a déjà vu les petits ornements d’appartements composés d’un mini bac à sable avec une poignée de cailloux et un mini rateau ? Et bien le Ryōan-ji, c’est la maman de tous ces bibelots. C’est le boss des bacs à sables contemplatifs.

Je trouve cet endroit tout simplement magique et très objectivement, le fait d’aller le visiter sous la pluie a donné un certain cachet au lieu ; un côté finalement très japonais, très zen. Une vraie carte postale qu’un jour de soleil n’aura pas rendu si bien. Un petit moment de poésie.







Notre deuxième stop est un endroit culte, nous prenons un bus jusqu’au Kinkaku-ji (le pavillon d’or). Ce temple est tout simplement saisissant. La première vision est à tomber parterre.
Nota : il faut prendre la photo à ce moment-là, dès le début, car c’est la plus belle vue et la balade est un circuit fermé avec un début et une fin. Une fois arrivé à la fin on est dehors et on ne peut pas refaire un tour…
Malgré la pluie, il y a pas mal de monde (patrimoine mondial de l’UNESCO oblige). Disciplinés mais nombreux, il n’est pas toujours évident de prendre des photos sans un pauvre touriste dans le plan. Il faut donc être un peu patient mais les badauds sont compréhensifs et s’arrêtent volontiers pour permettre le cliché.



Cela dit, l’endroit est surréaliste. C’est tout simplement magnifique. Je ne m’en lasserais jamais.



On déjeune vite fait dans un petit resto non loin du temple… comme d’hab‘, c’est très bon et pas cher. La pluie n’aura pas été un problème du tout ce matin; il ne faut quand même pas déconner : ce n’est pas la tempête et il ne fait pas froid du tout.

Direction maintenant le Ginkaku-ji (le pavillon d’argent). Les alentours du temple lui-même sont très agréables et une balade au bord du canal s’impose. Il y a, comme sur le chemin pour accéder au Kiyomizu-dera, des allées très touristiques et fréquentées, mais aussi des petits chemins si calmes et pittoresques. Bonne ambiance.



Les jardins du temple sont exceptionnels. A chaque regard, il y a une estampe japonaise prête à être peinte – le moindre détail est mis en scène. Les différentes variétés de mousses sont considérés ici comme des œuvres d’art.
on peut lire sur la photo : very important moss (like V.I.P)



Après la pluie et le beau temps, j’ai envie un jour de revoir ces endroits sous la neige - j’ai vu des photos et ça a l’air d’être une toute autre ambiance.

En début de soirée, on a décidé d’aller jeter un œil à Osaka… nous n’avons que peu de temps à consacrer à cette ville mais bon, c’est mieux que rien : approfondir devra attendre la prochaine fois. Ce soir, on veut juste aller dîner dans un quartier célèbre d’Osaka : Dōtonbori. Il y en a autant dessus que dessous ; toute une partie des magasins se situent dans des grandes galeries marchandes en couloirs sous cette partie de la ville. Mais l’intéressant est en surface et le quartier prend toute sa dimension le soir. C’est la débauche de néons, peut-être même pire qu’à Tokyo; il y a beaucoup de monde qui se promène… Il y a aussi des parties couvertes, des galeries et des petites ruelles à l’ancienne - c’est très vivant.



On trouve vite au hasard un endroit où manger des sushis (que l’on a finalement peu mangé pendant le séjour malgré nos envies respectives) et pour se poser un peu. On crêve tous d'envie de manger des sushis - ceux-ci sont exceptionnels (et énormes!), on se casse le ventre en buvant des umeshu bien frais.



Il est temps de rentrer ; la journée est passée en un éclair. On a beaucoup marché.

Il nous faudra encore un métro (les filles voyagent sans nous dans un compartiment réservé aux femmes !) + un train + un bus pour rentrer à l’hôtel.



Tout le monde est vanné. Le temps de prendre un dernier verre dans une des piaules et c’est le moment d’aller se coucher… de dormir …TRES profondément. :)

Il ne faut pas oublier de mettre le réveil à l’aube, demain programme super chargé et timing serré : il faut en faire/voir un max avant de prendre notre train pour rentrer à Tokyo pour la toute dernière partie du séjour. Il est mardi soir : notre avion pour rentrer est vendredi matin.

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13.4.07

Kyoto - day#1

Ce matin, on a un train à prendre tôt pour aller à Kyoto. Nous prendrons un shinkansen super confortable (c’est vraiment autre chose que la SNCF !) et ultra-ponctuel qui nous amèneras à destination en 2h45. Il y a énormément de place dans ces trains : étendre ses jambes convenablement, incliner le siège pour dormir… le confort est supérieur à la 1ére classe en TGV.
En plus, on peut tourner les sièges pour réorganiser la configuration des places assises dans le compartiment ( !) en appuyant simplement sur une pédale :


Le périple se passe sans encombres, nous voyageons léger; nous arrivons affamés à Kyoto à l’heure du repas de midi. Je boufferais n’importe quoi. Un resto en face de l’hôtel fera bien l’affaire, nous avons hâte d’aller visiter. Il fait un temps magnifique, profitons-en.

On est partis pour aller visiter l’est de la ville, sur la colline il y a une très belle ballade à faire.



Il n’est pas rare de croiser des japonaises en kimono (ou yukata)... il n'est bien-sûr pas question de maikos et encore moins de geishas même si il en éxiste encore mais la chance d'en apercevoir des vrais est très mince.





Sur les hauteurs, il y a de très belles choses à voir dont le célèbre « Kiyomizu-dera ».





Les alentours sont assez touristiques et il y a même eu une pointe d’affluence dans l’allée centrale. Cela dit, il est facile de s’écarter de tout ça car Kyoto est une ville pleine de surprises : Il suffit parfois de tourner à un coin de rue et de longer une parallèle pour se retrouver dans un décor surréaliste et tranquille.



Le soleil se couche doucement et nos pas nous ont naturellement menés au quartier de Gion.
Ce quartier est à voir le soir. J’adore cet endroit.



On y mangera une crêpe magique (qui ne sera pas au goût de tout le monde je crains) : spécialité de Kyoto à mi-chemin entre la crêpe et l’okonomiyaki et c’est plein de bonnes choses… par contre, c’est assez technique à manger avec des baguettes et il faut aimer le gingembre.



On fait quelques rapides courses dans une épicerie (il y a toujours des trucs top à y trouver et il faut bien anticiper le petit déj) et on rentre à l’hôtel.
A l’hôtel on a prévu de se torcher un peu avec un alcool contenant une fleur de cerisier qui nous a été offert par Michina. Nous avons aussi acheté du umeshu car on a tendance à en consommer pas mal depuis notre arrivée au japon. C’est vraiment trop bon cet alcool de prunes mais il faut quand même se méfier car après quelques verres, ça attaque un peu. Mais on dort bien après :)

Demain, on se fait les grosses pièces : le pavillon d’or, le pavillon d’argent et surtout un de mes préférés - le Ryōan-ji

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9.4.07

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