3.11.07

Seychelles - day#7 : La digue

Il est mardi matin (16/10/07), notre périple touche bientôt à sa fin.
Nous avons rendez-vous à la «jetty» avec Andy la rasta. Il va nous emmener faire une balade en bateau pour aller faire du PMT aux abords des îles félicité et coco. Aujourd’hui sera un des jours les plus chauds du séjour et c’est aujourd’hui justement que le soleil m’infligera les plus lourds dégâts.

Nous découvrons les autres passagers en arrivant au bateau : il va y avoir du monde à bord et ça, même si il fallait s’y attendre, ça casse un peu le charme. Ce n’est pas grave, les quelques italiens et les deux hongroises vont s’avérer assez discrets, chacun vacant à ses occupations avec son groupe et dans son coin.

Ce matin sur la jetée, il y a de nombreux groupes comme le notre et je crains la foule sur les sites. Andy n’est pas le seul à proposer cette excursion. De nombreux touristes préfèrent partir à la journée en incluant un barbecue sur sister island ; une demie journée paraît plus adaptée (même si le repas sur l’île a l’air d’être une bonne idée) pour pouvoir continuer à profiter au maximum de La Digue pour notre dernière journée complète sur l’île.

Nous partons vers l’île coco mais en nous approchant, le skipper aperçoit quelques bateaux et décide de plutôt nous emmener à l’île de félicité en premier. Excellente initiative : à félicité il n’y a presque personne et le bateau mouille un peu à l’écart encore – nous sommes quasiment seuls… La petite île est très jolie et il y a quelques mini plages de sable blanc à l’abri des amas de rochers. L’île elle-même a l’air verdoyante mais nous ne débarquerons pas car il faut payer pour visiter cette île privée. Sous l’eau le spectacle est extraordinaire, les tortues nagent à côté de nous pendant un bon quart d’heure et les poissons sont très nombreux. La côte de félicité est bordée de grandes roches granitiques à moitié immergées et il y a des passages et des recoins en pagaille qui foisonnent de vie; les fonds sont un peu moins abîmés qu’ailleurs ici miraculeusement et les habitants peu farouches. J’ai vu lors de cette explo’ des espèces que je n’avais encore jamais vu dont un genre de pufferfish jaune vif tout à fait exceptionnel qui m’a gratifié de sa présence pendant de longues minutes. J’ai pu observer dans quelques centimètres d’eau et par grand soleil son bec de perroquet si étrange en action. A seulement un ou deux mètres de moi, il faisait ce qu’il avait à faire mais sans jamais me quitter de ses grands yeux globuleux, me faisant même face à quelques reprises (j’ai pris une photo avec un appareil immergeable jetable périmé; j’espère que ça donnera quelque chose mais je n’y crois pas trop – j’aurais les photos la semaine prochaine). On nage ici plus d’une heure. L’eau est très chaude, la mer est calme et il n’y a pas le moindre courant de surface même si près des rochers il y a un va et vient qui peut vous plaquer un peu à la côte. Pas de quoi fouetter un chat : un coup de palme et on reprend le contrôle sans trop d’effort.



Tout le monde regagne le bateau et on décide qu’il est temps d’aller voir la belle coco. Après une courte traversée, nous arrivons sur les lieux au moment où la plupart des bateaux qui y étaient en premier s’en vont – timing parfait. Un seul bateau reste sur place, dans un moment de lucidité je reconnais le trio de connards italiens de la veille – surtout, restez loin de moi bande de boulets ! - je suis certain qu’ils sont capables d’être aussi lourds en PMT qu’en plongée. Ils nous reconnaissent aussi, ça les faire sourire et on a tous passé un moment sympa car ils ont fait en sorte de nous ignorer ce qui était bien inespéré de leur part.

Faire du PMT à coco a dû être une expérience inouïe avant El Nino. Ce jardin de corail (multicolore à l'époque) devait être saisissant. Aujourd’hui, la vie est omniprésente mais le corail est irrémédiablement blanc et mort ; je pense que c’est ici où cela m’a fait le plus de peine et où c’était le plus évident. C’est de loin le meilleur endroit pour le PMT de notre voyage aux Seychelles : c’est tout simplement extraordinaire. L’eau est translucide et les espèces innombrables. Des aiguillettes et des poissons flûte frôlent la surface, les balistes, chirurgiens, anges et petits poissons virevoltent en pleine eau tandis qu’une vie foisonnante grouille sur le récif à 1 ou 2 mètres de fond – c’est vraiment un très bel endroit. J’ai trouvé une station de nettoyage où de petits poissons bleus ‘fluo’ nettoient la gueule ouverte d’une aiguillette, je suis si près que je vois les petits poissons rentrer par les ouïes et ressortir par la gueule du prédateur immobile et passif. Cette symbiose est répétée quelques mètres plus loin où une murène blanche se fait faire les dents par une micro crevette transparente. Il y a de minuscules nudibranches mauves et jaunes à pois… je ne sais plus où donner de la tête de peur d’en rater une miette – je suis dans un état d’excitation et d’euphorie rare, que ce soit en plongée ou en PMT.
Le décor extérieur est aussi somptueux : une petite île paradisiaque avec une plage déserte de sable blanc, le soleil éclatant dans un ciel bleu presque sans nuage, la démesure des dégradés de ce bleu de l’océan… c’est comme dans un rêve. Si un jour vous allez aux Seychelles, ne ratez pas coco island, c'est un must.



Sur la plage, le sable si fin se mélange avec des débris de corail et de coquillages ; l’eau du premier mètre de la plage est chaude comme dans un bain et marcher sur le sable brûlant est douloureux. J’ai d’ailleurs trouvé trois petits coquillages (vides heureusement) d’une extrême beauté que j’ai ramené pour une fois dans mes valises. D’habitude je ne ramène que des photos, des souvenirs et des coups de soleil. En parlant de coups de soleil (notez l'habile transition), je l'ai déjà dit mais j’ai surtout fait deux erreurs majeures en plus de ne pas m'être mis plus à l’ombre : de la crème solaire waterproof étalée régulièrement qui s’avère complètement inefficace et un shorty au lieu d’une combin’ intégrale… le reste n’est désormais qu’un mauvais souvenir raconté en détail ici MAIS, je dois quand même rajouter que ces coups de soleil ont bien pris dix jours à guérir et ma peau est très fragilisée depuis. La peau pâle qui est apparue après que j’ai pelé est de consistance un peu rugueuse et partiellement insensibilisée. Je suis presque un peu inquiet, j'espère que ça reviendra bien. Après mon retour et malgré la crème, j’ai continué à souffrir un bon moment et toute la surface de mes mollets était recouverte de petits points de sang et de taches brunes comme des cloques. Plus tard j’ai eu de la fièvre et des boutons, des maux de tête et des vertiges ; vraiment, protégez-vous, j’insiste. Je vous ai épargné volontairement les photos mais je pense que cette matinée aura été une bonne leçon – c’est allé trop loin cette fois, je serais intransigeant à l’avenir et doublement vigilant.



Reprenons...
Après une bonne séance photo et glande au soleil dans l’eau de coco island, tout le monde se retrouve au bateau et on met le cap sur le port de La Digue, une boisson fraîche à la main. La matinée fut exceptionnelle mais notre arrivée à La Digue vers 13h00+ sonna définitivement pour moi la fin de l’exposition au soleil du séjour. A l’ombre du parasol au resto du port en attendant le repas je commençais à prendre la mesure de mes brûlures. La douleur était déjà insupportable, le dessus de mes pieds était écarlate et mes mollets étaient en feu, on pouvait le sentir nettement en posant la main sur ma peau et j'avais les premières sueurs localisées.

Après le repas, correct mais pas transcendant, je décide malgré moi de rentrer chez Calou pour me soigner. Je rentre en boitant, raidit par les rougeurs. La douche est un supplice même froide et les premières couches de crème s’enchaînent jusqu’au soir. Je peux à peine poser le pied par terre. Ma peau est rouge vif malgré la très élégante marque du shorty - la classe :(



Le soleil se couche, c’est l’heure du dîner, je picole un peu ce soir-là pour apaiser mes douleurs mais rien n’y fait. Nous rencontrons un couple très sympa composé d’une allemande mariée à un slovène, pendant et après le dîner nous sommes bien contents de leur refiler les bons tuyaux car ils sont seulement arrivés le jour même sur l’île. La soirée se rallonge autour du billard avec les derniers verres - le slovène prend une bonne rouste. On passe une bonne soirée.

Je ne dors pas beaucoup cette nuit-là car il est bien difficile de trouver une position soutenable. Le ventilo et la crème me donnent malgré tout une impression de frais mais je ne suis pas dupe et mon corps me le rappelle jusqu’au petit matin…

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30.10.07

Seychelles - day#3 : Praslin

Ce vendredi 12 octobre, je me réveille encore en vrac et j’ai de plus en plus de mal à trouver une excuse. Juste envie de pioncer le matin je pense. Le beau temps dehors (aujourd’hui premier jour de 100% grand beau soleil qui t’arrache les yeux) et le méga bon programme de la journée ont vite fait de me bouger le train jusqu’à la table où m’attend encore un p’ti déj de concours. Simple mais concret.

On a rendez-vous au club de plongée à 9h00 alors on a de la marge (nan, j’déconne : j’ai traîné comme le pov’ touriste mal réveillé que je suis et on est arrivés pilepoil) ; la matos est le même que la veille et maintenant on sait comment ça se passe donc on est de suite efficaces et en place. Le bateau part à l’heure rempli de plongeurs dont certains de la veille ; tout le monde à le sourire et nous, on découvre des lieux que l’on trouvait déjà magnifiques mais qui sont désormais en plein soleil – et ça claque grave comme dirait l’autre. C’est vraiment à couper le souffle. Les couleurs sont obscènes. Je vérifie par deux fois que j’ai bien mes lunettes de soleil sur le pif tellement la luminosité est violente et les couleurs vives.

Le trajet en bateau est un peu plus long, nous nous dirigerons vers La Digue pour plonger à mi-chemin entre les deux îles sur un site fort réputé pour ces requins, ses fréquents grands bancs de pélagiques et ses courants qui promettent normalement une plongée dérivante entre de grandes patates de corail. Chanel rock est en réalité un caillou dont le haut est au raz de la surface qui se trouve en pleine eau (toujours sur un fond de 20m) et qui miraculeusement ne se trouve pas entouré d’épaves et de vestiges de bateaux échoués. Les vagues viennent se briser dessus continuellement et seule l’écume sur la surface en montre l’emplacement. Un moment d’inattention lors de la traversée pour un navigateur inexpérimenté et c’est le drame.

La mise à l’eau peut être un peu rock’n’roll ; cette fois-ci il n’en sera rien. Il n’en sera rien non plus de toutes les rencontres que nous espérions sous l’eau : notre palanquée ne croisera qu’un gros requin pointe blanche en début de plongée qui nous ignorera et passera son chemin de suite. Ici, il y a dû y avoir bien moins de feeding que dans des endroits comme la Polynésie où les bateaux de plongée sont immédiatement entourés de squales dès leur arrivée sur les sites. L’autre groupe de plongeurs qui nous a accompagné aura bien plus de chance que nous et apercevra des vols de raies en pagaille et des requins plus curieux que le notre (c’est la loterie des palanquées, on le sait mais ça énerve quand même). Les denses bancs de carangues seront au rendez-vous pour tout le monde.

Nous avons malgré tout eu le privilège d’avoir un très sympathique compagnon de plongée : une tortue nagera à nos côtés un long moment. Les poissons multicolores, certes un peu moins nombreux que sur le site de la veille, seront au rendez-vous et nous donneront l’occasion d’en découvrir toute une nouvelle palette. On verra aussi des étoiles de mer d’une rare beauté et des acantastères « tueurs de corail » de grosse taille (le récif, déjà fébrile, n’avait pas besoin de ça). Le fond de sable était jonché de grandes patates de corail qui allaient presque jusqu’à la surface – toutes les infractuosités étaient garnies de vie. La fin de plongée nous réservait une mauvaise surprise par contre, le palier se fera dans un beau banc de méduses – heureusement, nous avons été prévoyants et sommes équipés de combinaisons intégrales ce qui nous évitera les grosses brûles/piqûres que nos camarades de plongée en shorty vont ramener sur le bateau. Super-aie !

En rentrant à Anse Volbert, on ramène une partie du matos de plongée chez May-Paule mais on gardera le minimum pour faire du PMT cet après-midi lors de notre ballade en bateau. On décide de manger sur la plage dans la paillote attenante au club de plongée. On y découvre un peu déçus que la carte comporte surtout beaucoup de plats occidentaux qu’ils réalisent à la seychelloise – ça fait chier de bouffer une genre de pizza sous les cocotiers mais le timing est serré si on veut être à l’heure pour l’excursion avec Jude. C’est l’occasion de boire une bonne Seybrew (la bière locale qui est plutôt bonne) et de s’emporter la gueule sur la pizz’ la plus épicée que j’ai mangé de mon existence : j’en avais les larmes aux yeux. Je suis sûr qu’ils font ça pour tester les touristes qui veulent crâner en choisissant de manger un plat «spicy». On ne m’y reprendra pas. Je retrouverais de nouveau le sens du goût environ six heures plus tard.
Nota : la mauvaise surprise à cette adresse a été que les prix sur la carte étaient en roupies seychellois mais que l’on était tenus en tant que non-résidents de payer en euros. Jusque là rien de grave mais lors de la note, le taux de change pratiqué nous fera grincer des dents - payer en roupies aurait été 50% moins cher ou presque !!!



Jude est un très sympathique seychellois, très coulant et souriant. Il nous accueille sur la plage avec son petit bateau à moteur (pas d’ombre mais on n’a pas encore trop morflé côté soleil alors on se dit que ça va le faire) et on quitte rapidement la terre ferme direction le nord de Praslin pour aller visiter la plage number1 toutes catégories : la superbe anse georgette. Cette plage n’est accessible que par la mer car elle appartient à un hôtel grand luxe qui tient le nord de l’île. Elle est déserte comme souvent et la vision de cette petite plage vierge est un grand moment. On nage dans les clichés. On débarque dans l’eau turquoise pour se baigner un peu et apprécier le luxe de ce lieu fabuleux. On aura du mal à partir. Anse Georgette restera pour moi la plus belle plage du séjour, plus exclusive qu’anse lazio mais un peu moins facile pour la baignade aussi : exposée au large, il y a des vagues un peu plus intenses qui se terminent en rouleaux sur la plage… moment unique. Le temps s’arrête.



Ensuite, Jude nous emmène revoir l’anse Lazio vue par la mer, quelques catas grand luxe sont stationnés et quelques rares personnes se dorent la pilule sur la plage de rêve. On ne fait que passer. Nous décidons de pousser jusqu’à «Curieuse», un îlot préservé non loin de là qui abrite une très impressionnante communauté de tortues terrestres géantes. On est reçu sur la plage par un gardien de la réserve qui prélève 10€ par tête pour faire la visite et rencontrer ces curieux (le lieu est bien nommé) habitants d’un autre temps. Ces tortues partagent les mêmes gènes que ceux trouvés aux Galápagos et sont comme il se doit en voie d’extinction malgré les nombreux efforts faits par les officiers de la communauté écolo-bio dépêchés par le gouvernement seychellois et la WWF. Le lieu est irréel, les immenses tortues sont partout… il y en a même sur la plage que l’on ne remarque pas tout de suite tellement la vision est incongrue !



Après avoir fait une petite promenade dans la ‘ferme’ en prenant le temps de voir tout ce beau monde d’un peu plus près, on rejoint Jude resté sur son bateau pour aller faire du PMT dans un endroit assez génial : l’îlot St Pierre. Quelques bateaux sur place embarquent leurs nageurs et rapidement (le temps d’amarrer le bateau en fait) on se retrouve presque seuls à l’abri des petites îles. Il n’y a pas de courant, la mer est plate, la visi est extra, l’eau est encore au moins à 27°C et se baigner là est inespéré. Après le départ synchronisé des quelques touristes, c’est parfait.

Dès que l’on met la tête sous l’eau, on voit un requin qui nous fuit et une belle tortue qui se promène, le fond est toujours un peu abîmé mais il y a énormément de vie sur ces rochers et ce dans seulement 2/3 mètres d’eau. On restera plus d’une heure dans l’eau à explorer les lieux. Il y a des poissons multicolores partout. C’est un haut lieu de PMT à ne pas rater lors d’un séjour dans le coin, même pour les moins aquatiques des voyageurs qui ne feront pas la démarche de plonger. On a presque eu l’impression d’en voir plus en PMT à St Pierre qu’en plongée le matin ou la veille ! un comble…

Après cet après-midi de rêve, nous rentrons à contre-cœur à la plage pour nous séparer de Jude tout en le remerciant chaleureusement pour cette ballade. 20€ par personne pour un après-midi comme ça, c’est cadeau d’autant qu’on n’était qu’entre nous. L’après-midi, nous avions décidé d’aller boire un rhum chez Coco Rouge avant le dîner. On en profite pour encore visiter un autre coin de l’île que nous ne connaissions pas encore. A la tombée de la nuit, nous retournons à la piaule pour se préparer pour le dîner et constater les coups de soleil – May-Paule nous attend avec encore une fois un repas exceptionnel ; c’est notre dernier soir à Praslin.

Demain nous partons à La Digue pour une nouvelle aventure…

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25.10.07

Soleil : attention danger ! conseils pratiques et banalités d'usage...

Avant de raconter mon voyage, je souhaitais écrire un petit dossier sur les dangers du soleil tant convoité des destinations tropicales. En effet, bon nombre de voyageurs le sous-estiment pensant que leur expérience cet été à Palavas les Flots est un point de repère viable. Que nenni.

Lors de mon très récent voyage, le brutal soleil des Seychelles m’a rappelé très concrètement un précepte pourtant simple : ma peau n’est en rien préparée à la violence des UVs des climats tropicaux.

Je ne vais pas refaire le monde, tout a déjà été dit et je ne suis pas médecin donc je me garderai bien d’en faire trop. La couche d’ozone qui fout le camp, la réalité sur le cancer de la peau, blablabla… être bien informé sur les risques d’une (longue ?) exposition au soleil « qui tape » n’est finalement avant tout qu’une question de logique. Cela dit, comme tout bon occidental vivant dans un pays de l’hémisphère nord aux saisons bien distincts, je me dois de prendre la parole le temps de ces quelques lignes pour vous rappeler le minimum vital. Ce post s’adresse tout particulièrement à ceux qui ont une peau très fragile comme la mienne (mes gènes d’irlandais me confèrent un épiderme qui saurait prendre un coup de soleil dans une cave en pleine nuit).



Pour limiter les dégâts, il est donc nécessaire de se munir de quelques articles simples pour mieux lutter sous les cocotiers :

Une casquette ou un chapeau est primordial pour se protéger au maximum la tête. Un coup de soleil sur le crâne ou une insolation peuvent être graves; je ne rentrerai pas dans les détails mais cela relève du bon sens de se couvrir la tête et si possible la nuque (qu’il est conseillé d’hydrater régulièrement si on sens que ça chauffe).

Porter des lunettes de soleil est indispensable, ne serait-ce que pour ne pas passer des vacances à plisser des yeux en pleurant plutôt que d’apprécier la beauté du paysage.

Il faut aussi boire régulièrement (de l’eau si possible et pas nécessairement trop frais même si on préfèrerai en généralement boire un cocktail glacé à base de rhum); la température du corps peut augmenter de façon importante et les efforts de régulation ne sont pas neutres pour l’organisme.

Je sais que par choix je suis le plus souvent possible à l’ombre (sous un palmier les pieds dans le sable on est au frais, quel bonheur) – si un jour vous me cherchez sur une plage vous ne me trouverez jamais en plein cagnard à cuire au soleil. Ensuite, c’est une histoire de goût, je sais que les adeptes de la plage peuvent passer toute la journée à bronzer sur une serviette… pour moi, c’est une torture. Pour votre peau, ça ne doit pas être très indiqué. Pensez au moins à faire des pauses à l’ombre régulièrement (je me garderai bien-sûr de vous conseiller une quelconque fréquence mais plus le soleil tape dur…).

La crème solaire est bien-sûr un must ! on ne le dira jamais assez et on n’en mettra jamais assez non-plus. Je conseille l’écran total indice 50/60 même si ça a des limites. Mon pharmacien m’a redit une ou deux choses à ce sujet que je m’empresse de vous confier : il faut impérativement en mettre une couche importante, sans trop la faire pénétrer comme on le ferait avec une crème dite moins protectrice; on a l’air un peu bête sur la plage mais on morfle moins.
Ensuite, il faut savoir que la crème solaire dite « water-proof » n’est imperméable qu’aux embruns ! dès une immersion, la crème fout le camps ou perds une majorité de ses propriétés protectrices et il faut alors songer dès la sortie de l’eau a en remettre. Il faut aussi savoir que lorsqu’il s’agit d’en remettre, la couche de sel déposée sur la peau bloque les effets de la crème donc en remettre ‘tel que’ sur une peau pleine de sel est inutile. Mon pharmacien m’a dit de rincer à l’eau douce et de bien sécher avant de ré-appliquer une couche ; on sait tous que sur un bateau ou dans des îles où les restrictions d’eau douce sont de rigueur, c’est très difficile de faire cela correctement. Il m’a alors conseillé un plan B : re-mouiller avec de l’eau de mer puis sécher de suite avec une serviette sans laisser le temps au sel de se fixer sur la peau. L’application immédiate de la crème permet d’obtenir une protection qui suffirait.
Appliquer de la crème aussi souvent que possible.
On atteint alors des records de consommation de crème solaire mais cela permet d’éviter au maximum les étapes suivantes…



Le soir, lorsque le mal est fait et que notre douce peau est devenue bien rose et brulante, il est temps d’agir ! Tout d’abord prendre une bonne douche pour préparer sa peau et virer le sel. Ensuite se munir de patience, serrer les dents et si possible demander à quelqu’un de vous aider pour appliquer la crème après solaire là où il est difficile de s’organiser seul.
Les crèmes après solaires sont souvent apaisantes mais dépendant de la gravité de l’état de la peau surexposée, il est parfois nécessaire de passer à des trucs plus actifs comme les crèmes pour les brûlures du 1er ou 2éme degré quand on est vraiment abîmé :

La biafine est le célèbre compagnon des voyageurs ensoleillés qui se retrouvent seuls le soir dans leur bungalow à tenter de trouver une position la moins douloureuse possible pour s’endormir sous le ventilo grinçant. Cette fois-ci j’ai opté pour une autre crème (conseillée encore une fois par mon pharmacien, décidément merci à lui) qui s’appelle Lamiderm – j’ai fini le gros tube en seulement quelques jours mais mes coups de soleil paraissaient encore bien virulents (la gravité de ces coups de soleil est sans doute la seule cause, cette crème est réputée efficace et je n’ose imaginer l’état de ma peau si je ne l’avais pas appliquée religieusement comme il me l’avait décrit). En rentrant, il m’a donc donné une autre crème appelée Posthelios qui a semble-t-il été très efficace et apaisante… elle est aussi moins grasse que la précédente ce qui la rend plus agréable à appliquer et à porter sous un vêtement (tant que l’on est en short tout va bien mais le retour en avion sous un jean est une expérience assez désagréable lorsque l’on a des brulures importantes et que l’on est badigeonné de crème). La multiplication des différentes crèmes n’est pas une bonne solution je pense; en trouver une bonne de suite et partir en voyage avec un bon stock me parait plus sain. A confirmer_
De toutes façons, je ne peux que vivement vous suggérer d’aller consulter votre médecin généraliste avant de partir pour vous en faire conseiller une (les trois crèmes que j’ai cité peuvent être délivrées sans ordonnance) – un voyage, ça se prépare.

Petite remarque en passant : compte tenu des consignes de sécurité durcies dans les avions, il n’est plus possible d’emmener des tubes de liquides ayant une contenance supérieure à 100ml en cabine. Les seules exceptions sont pour les médicaments prescrits (garder précieusement l’ordonnance pour la présenter aux services de police au filtre, les produits pour bébé (si l’on voyage avec le bébé) ou, et c’est là que cela devient intéressant dans notre cas, les produits achetés dans les pharmacies de l’aéroport du départ (scellés par le pharmacien dans un sachet hermétique avec le ticket de caisse faisant foi) ou dans la zone d’embarquement (ex : duty free).

Pour en revenir spécifiquement à mon activité aquatique préférée, je dirais qu’il faut impérativement se méfier des sensations que l’on peut avoir sur un bateau. Même à l’ombre on peut subir la très forte réverbération de l’eau sans sentir que sa peau chauffe à cause d’une petite brise. Même si on est souvent protégés par une combinaison de plongée, toute partie du corps qui dépasse est potentiellement en sursis. Je conseille d’ailleurs une combin’ intégrale 3mm pour les mers chaudes plutôt qu’un shorty pour avoir une vraie protection du soleil, encore une meilleure protection thermique (plongez tous les jours, 2 ou 3 fois par jour, dans une eau même à 27°C et votre corps s’y habituera vite; oui, on peut avoir froid au bout d’une heure de plongée en mer chaude) et en même temps avoir une protection physique adéquate (même les plongeurs les plus expérimentés ne sont jamais à l’abri de finir leur palier dans un banc de méduses, de se faire pousser par un courant sur du corail ou de s’accrocher sur une épave).

Et je dirais surtout attention au barbottage en PMT (palmes/masque/tuba) !!!
en surface, les mollets (au hasard) sont des proies faciles pour les rayons du soleil que l’on ne ressent pas à cause de l’eau; en très peu de temps on peut être gravement brûlé, je peux en témoigner…



Petites parenthèses hors sujet pour compléter mes petits conseils de voyage vers des destinations ‘exotiques’ : évitez de manger des fruits/légumes non pelés (lavés dans l’eau) et de boire de l’eau non bouchée (faites attention particulièrement aux glaçons et lorsque vous vous brossez les dents) et gare aux moustiques qui considèrent nos peaux d’européens comme des mets de premier choix (se couvrir le soir, surtout pendant ce magnifique coucher de soleil que vous avez décidé d’aller admirer de la plage, même les jambes; je sais c’est pénible) – j’ai passé de nombreuses années à faire des crises de palu’ après un voyage à Bali; je pense que l’on peut ramener des souvenirs de vacances plus sympas…

En guise de conclusion je me permettrais simplement de vous répéter ce que j'ai dit en commençant ce post en vous conseillant bien humblement la plus grande prudence en vacances dans un pays où le soleil est plus virulent que ce dont vous avez l’habitude (quoiqu’à Marseille j’ai déjà subi lourdement lors d’une journée en zodiac en plein mois d’août).
Le soleil est l’ingrédient miracle qui motive certaines destinations; il est aussi un facteur agressif terrible à ne jamais sous-estimer qui peut vous gâcher ces mêmes vacances en quelques heures.

Sur ce, je souhaite à tous ceux qui vont partir au soleil de bien en profiter et de passer d’excellentes vacances.

Cette liste de simples conseils est bien évidemment non exhaustive.



Demain, j'attaque les choses sérieuses : le début du voyage commence !

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