10.6.07

nyc - day#2

Ce matin, on part tôt car le programme est dense. Je voulais faire un stop à la gare mythique de New York : Grand Central Station. C’est un bâtiment très ancien et particulièrement volumineux, surtout pour l’époque. L’architecture de cette gare est lourde mais elle transpire l'ambiance de la prohibition - Al Capone et les incorruptibles ne sont pas bien loins.
Séance photo obligatoire.



En sortant de la gare, bonne surprise : nous sommes quasiment au pied de la Chrysler Building. C’est étrange que cet incroyable édifice n’ai pas la renommée de l’Empire State. Sa forme singulière est pourtant une icône de Manhattan. J'adore.



Elle est néanmoins plus « courte » que sa rivale et ici, c’est peut-être seulement la taille qui compte. Quand on voit certaines voitures dans la rue, on est en droit de se poser la question.



Il fait beau ce matin et la balade vers les quais est très agréable. On se promène dans le très classe et très vert quartier des diplomates; nous nous dirigeons vers le siège des Nations Unies. Petit moment d’émotion pour moi – ma mère y a travaillé et quelques souvenirs enfouis ont refait surface quand je me suis retrouvé en présence de ce gros building vert si familier. C’est une facette de New York que je redoutais un peu ; mais ça s’est bien passé – je crois que ça ne s’est pas trop vu. Ma boule dans la gorge est partie lorsqu’on s’est éloigné. Passons.



On décide de changer radicalement de registre, on prend un taxi direction un des plus beaux musées du monde : le Metropolitan Museum of Art; appelé plus communément le Met. C’est un musée mythique dont la renommée des collections a fait le tour du monde. L’imposant bâtiment est adossé à Central Park côté Est – l’entrée ressemble à La Cour Suprême avec ses colonnes et ses marches interminables. L’intérieur est beaucoup plus sympa. 20$ par adulte / 2 immenses étages labyrinthiques + le(s ?) jardin(s ?) + le toit… Il faudrait sans doute plusieurs jours pour tout faire correctement. Nous décidons de nous faire un parcours pour ne visiter que ce qui nous fait envie; cela s’avèrera être un bon choix car sinon on risquait de friser l’overdose. Mais ce musée est un must, un vrai cours d’histoire de l’art et un voyage aux quatre coins du monde.
On a survolé ou évité les sculpteurs grecs, les peintres européens du 19éme et l’art égyptien (meilleur compte à aller se taper le Louvre pour ça) pour privilégier les collections d’art moderne, les photographes et les arts asiatiques.
Il y avait aussi des «special exhibitions» sur Poiret (le couturier français) et sur le sculpteur-peintre-architecte Frank Stella. C’était fabuleux.
Il y a des moments comme ça où on aurait aimé avoir les membres érudits de la mekanocompany sous la main pour nous guider lors de la visite et partager ce moment privilégié avec nous.



En sortant, on a un peu le tournis. On a passé un long moment dans le musée et on a vu des tonnes de choses ; il faut le temps pour digérer. Une jolie balade le long de Central Park jusqu’à la 5éme avenue nous fera le plus grand bien.
Arrivés à la 5éme avenue, c’est le clash : fini le quartier résidentiel select et la verdure du parc; l’avenue la plus commerçante de New York n’est pas là pour rigoler, la transition se fait sur les chapeaux de roues, sur quelques mètres seulement. Petit stop au Applestore souterrain (un grand cube en verre orné d’une grosse pomme blanche en marque l’emplacement, il faut descendre pour accéder au magasin !) puis passage au super magasin (très new yorkais) de jouets FAO Schwarz pour acheter un exemplaire d'otto, la peluche ultime.

Manque de bol, la pluie commence à tomber et se balader sous la flotte c’est mon rigolo d’un coup :(
On continue malgré tout notre découverte de la 5éme avenue (c’est vraiment le Ginza de NY, c'est amusant comme les schémas se ressemblent dans les capitales) : les enseignes prestigieuses se succèdent; mais la pluie redouble d’intensité. Il est l’heure d’aller se réfugier au sec quelque part pour manger un bout en attendant que ça se calme un peu – bon timing en réalité : on pète la dalle. Il me faut un gros exemplaire de hamburger/frites bien gras taille XXL. On s’arrête au hasard et on est bien tombé (en réalité, on mange souvent très bien à NY). Par contre, c’est notre première leçon sur la taille des portions : ici, il ne faut prendre que du « small » sinon on se retrouve avec des quantités pour 4… on avait faim donc on a vu large, ben on sera pas déçus du voyage. Il y en avait plein la table.

Quand la pluie s’est enfin calmée, on a décidé de marcher jusqu’à Times Square pour voir si on pouvait trouver des places pour Stomp chez tickets. Tickets se trouve au pied du Marriot et propose, à partir d’une certaine heure, les tickets du jour pour les spectacles de Broadway à prix cassés. Il n’y avait malheureusement pas de places pour Stomp et en appelant directement la salle on a appris que le succès de Stomp était tel que pour assister à une représentation il fallait s’y prendre au moins deux semaines à l’avance… donc pas de regrets, ce sera pour un prochain séjour. De plus, le soir venu on est quand même bien claqués. On termine de s’achever en sillonnant les rues autour de Times Square. On est contents d’être assis dans le métro qui nous ramène à l’hôtel.

On ne soufre pas du décalage horaire : on est juste vannés tôt après des journées bien remplies. Après les douches, on récap’ le programme du lendemain et on se pose. Madame s’endort rapidement mais moi je ne peux pas m’arrêter de zapper jusqu’à tard parmi l’interminable liste de chaînes sur la grosse téloche. C’est hypnotique (mais on dirait qu’il n’y a que de la pub par contre, c’est vite lourd). J’ai amené avec moi un bouquin que je sais passionnant mais je ne l’ai pas ouvert du séjour. J’ai fait la feignasse et c’était bien bon :)

Demain ils annoncent de la pluie toute la journée : on va aller se réfugier au MoMa. Le programme sera encore bien chargé…

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9.6.07

nyc - day#1

Nous sommes partis vendredi dernier en fin d’après-midi. A Paris il y avait un orage terrible. On était tous les deux très fatigués et ma douce moitié avait bien mérité ces vacances. Le manque de sommeil s’était accumulé, il était temps de se retrouver tous les deux pour faire un peu de tourisme en amoureux.

Le vol n’est pas long (surtout lorsque l’on dort une bonne partie du voyage) pour aller à New York : en moins de 8 heures on atterrit à JFK. Les formalités du filtre de sécurité pour rentrer sur le sol américain sont assez drastiques depuis le 11 Septembre 2001 mais c’est bien organisé et on est tellement contents d’être arrivés que ce n’est pas bien grave. On dit que le monde est petit ; une amie de madame, perdue de vue depuis dix ans, était assise dans la même rangée que nous dans l’avion ! On partagera le taxi pour rentrer dans Manhattan depuis l’aéroport mais on ne se recroisera pas du séjour - les SMS arrivaient avec un jour de retard et malgré le fait que Sophie et sa pote avaient l’air très sympas, égoïstement je voulais que l’on ne se retrouve que tous les deux.



On dépose les filles à leur hôtel et on se dirige uptown vers Central Park pour prendre possession de notre studio au 14éme étage d’une résidence hôtelière qui se trouve sur la 72éme West. La ballade en taxi est vraiment géniale – immersion immédiate.
La piaule est super (apart une salle de bain étonnement petite) : canapé, grosse télé avec 250 chaînes du câble, mini-chaîne, cuisine, blabla… grande classe. On est super bien installés.

Douche obligatoire et hop, on se casse de suite pour aller goûter à la ville. Le quartier est très sympa et on est à moins de 100m d’une station de metro sur broadway – hyper pratique. La ligne est directe pour aller sur tous les grands points du centre; on a de la chance.
On décide de marcher un peu ; il y a de nombreux magasins et restos – Central Park est à quelques minutes. Il fait un temps magnifique, aller au parc est une bonne option.

Central Park est une immense enclave de verdure en plein uptown de Manhattan. C’est un endroit que les new-yorkais adorent et on les comprend facilement. Le parc est magnifique et très bien entretenu – les gens y viennent pour faire du sport, se promener, faire des pique-niques dans l’herbe, jouer de la musique (on s’arrêtera un moment pour écouter un petit trio de jazz posé à l’ombre des arbres, c’était vraiment très agréable). Il fait vraiment très chaud.



On décide alors de prendre le subway pour aller à Times Square. Première surprise : le métro de New York est en bien triste état. La chaleur y est étouffante, l’humidité écrasante; tout est en travaux pour tenter d’éviter que tout s’effondre – les trains sont super bruyants. Le tout est très sale. On ne fait pas les fines bouches mais je comprends que la remise en état du réseau souterrain de New York soit un enjeu politique majeur pour les proches élections.

Times Square est le Shibuya de Manhattan : de jour comme de nuit, ça grouille de badauds (dont à priori une majorité de touristes) et les enseignes lumineuses et grands écrans recouvrent les buildings. C’est assez impressionnant.



Après un repérage du quartier et quelques photos, on choisit de se poser au bar du Marriott Marquis sur la 45éme et Broadway. Vous allez me dire qu’on a des goûts de luxe, pour aller boire un coup on n’est pas obligés d’aller au bar d’un 4 étoiles. Mais là je répondrai avec ma répartie légendaire que non ! Le bar du Marriot est certes cher mais c’est un stop qui mérite vraiment le détour : le bar situé au 48éme étage tourne sur lui-même (rotation de 360° en une heure environ) et la vue est saisissante. Les cocktails étaient chers mais délicieux. On repartira avec un bon coup dans l’aile.

Pour rééquilibrer le standing, on dîne rapidos dans un Burger King malfamé sur le chemin de la piaule. Il est temps de dormir. Les six heures de décalage horaire + le voyage nous ont fracassé : on ne fera pas de vieux os. Ça tombe bien, on veut se lever tôt le lendemain matin pour en profiter un max… la suite au prochain épisode.

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